mercredi 24 août 2011

Plus de Toi, moins de moi - Chapitre 30

Notre héritage
De nombreux passages des Ecritures nous parlent de notre héritage en Christ :
« Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés » (Actes 20:32).
« …Qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints » (Ephésiens 1:18).
« Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Colossiens 1:12).
En quoi consiste cet héritage ? S’agit-il de quelque chose qui nous est réservé dans les cieux (1 Pierre 1:4), ou y a-t-il déjà des implications terrestres ?
Il nous est dit que l’Eternel est notre héritage (Deutéronome 10:9), comme nous sommes le sien (Deutéronome 9:26), des fils et des filles sont notre héritage (Psaume 127:3), que nous héritons du salut (Hébreux 1:14), de la vie éternelle (Matthieu 19:29, Tite 3:7), de la grâce de la vie (1 Pierre 3:7), de la bénédiction (1 Pierre 3:9), du royaume (Jacques 2:5), de la gloire (Proverbe 3:35) et des promesses (Hébreux 6:12). Dieu nous donnera des nations pour héritage si nous les lui demandons (Psaume 2:8). Ceux qui vivent selon la chair n’héritent pas du royaume de Dieu (Ephésiens 5:5, 1 Corinthiens 6:9, 10, 15:50, Galates 5:21). La plupart des éléments cités ci-dessus ont des implications aussi bien terrestres que célestes. De plus, la notion d’héritage pour Israël était quelque chose de très concret, quelque chose pour lequel ils allaient se battre. « Car l’Éternel te bénira dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te fera posséder en héritage » (Deutéronome 15:4b). Pour les Israélites, l’héritage était donc le pays de la promesse, le pays où coule le lait et le miel. Il y a une Egypte où nous sommes esclaves, un désert où nous apprenons à connaître Dieu et ses voies, et où il nous discipline et nous transforme, et il y a un pays promis, qui est notre véritable destination.
Hébreux 1:2 nous dit que Jésus a été établi « héritier de toutes choses », et Romains 8:17 que nous sommes « aussi héritiers de Dieu et co-héritiers avec Christ ». « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3:29). Nous sommes héritiers avec Christ, et nous sommes héritiers avec Abraham. Quel est cet héritage ?
L’héritage d’Abraham consistait en une descendance, une nation et la bénédiction, ainsi que la promesse d’être une source de bénédiction pour toutes les familles de la terre. Mais cet héritage remonte plus loin. Beaucoup plus loin. Là où toute choses remontent. Nous en reparlerons dans un chapitre suivant. L’héritage de Christ est connu : un royaume, la domination sur ses ennemis et sur toute la terre, une postérité… L’héritage de l’homme selon le mandat donné à la création. C’est à ce même héritage que nous sommes appelés.
Jésus a commencé à marcher dans la puissance de l’Esprit après ses quarante jours de jeûnes. Matthieu 8 et 9 nous relatent différents miracles qu’il a fait, synthétisant en Matthieu 9:35 : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. » Il était venu pour détruire les œuvres du diable, et il n’allait pas lui laisser de répit. Dans les versets suivants, Jésus soupire de compassion en voyant les foules : tellement de besoins, si peu d’ouvriers… Il confie à ses disciples : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (v. 37-38).
Puis nous passons au chapitre dix. Ces divisions artificielles entre chapitre m’ont longtemps fait perdre la connexion entre les œuvres de Jésus, sa prière et les événements du début de ce chapitre. « Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus. Tels sont les douze que Jésus envoya » (v. 1-5a).
Au début, nous avons Jésus, seul, qui fait certaines œuvres. Mais la foule et les besoins sont trop nombreux. Il encourage alors ses disciples à prier pour l’envoi d’ouvriers. Deux versets plus loin, ce sont eux qui sont la réponse à leur propre prière, envoyés par Jésus pour faire les mêmes œuvres que lui, avec la même puissance que lui. Jésus se reproduit dans la vie des autres, reproduit son ministère et, ce faisant, transmet sa puissance et son autorité ! La même puissance et la même autorité pour faire les mêmes œuvres que lui. C’est là notre héritage ! C’est la promesse qui nous est faite ! Jésus se multiplie d’abord dans les douze, puis dans les soixante-dix (Luc 10). Avant sa mort, il confiera à ses disciples : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14:12). Avant son Ascension, il donne un ordre de mission clair : « Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient » (Marc 16:15-20). C’est notre héritage. C’est l’héritage reçu à la Pentecôte, la puissance du Saint-Esprit pour faire les œuvres de Jésus.
« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20:21). Nous avons le même ordre de mission, et Dieu veut mettre sur nous la même onction : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » (Luc 4:18-19).
Pourquoi voyons-nous si peu de malades guéris ? Où est le Dieu de nos pères ? Où est la puissance de guérison promise par Jésus ? Trop souvent, nous mettons nos questions de côté et nous poursuivons notre chemin, adaptant nos théologies, priant de moins en moins pour les malades. J’ai une question : lorsqu’il était sur la terre, y a-t-il un seul malade que Jésus ait refusé de guérir ? Certains me diront : Jésus n’a pas guéri tout le monde ! C’est vrai, mais il n’a jamais refusé la guérison à ceux qui venaient à lui. Jamais. Pourquoi le ferait-il aujourd’hui ? Aurait-il changé ? Ses promesses seraient-elles périmées ?... Un peu facile ! Pour être honnête, j’ai encore plein  de questions. Mais je choisis de sortir de ma passivité défaitiste et de commencer à chercher cette puissance de Dieu. Pas pour moi-même, mais pour les foules d’aujourd’hui, qui sont toujours « languissantes et abattues, comme des brebis qui n’ont point de berger » (Matthieu 9:36).
Le problème n’est pas chez Dieu, il est chez nous. Comme les disciples qui n’avaient pas réussi à chasser l’esprit de la vie de l’enfant épileptique (Matthieu 17), nous sommes trop souvent tenus en échec par les œuvres du diable. « Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à quand serai-je avec vous ? Jusqu’à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon ? C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne » (v. 17-21).
Il y a une position de foi et d’autorité à gagner. Il y a un prix à payer. Prenons le temps de chercher Dieu, de jeûner, de chercher sa face, son éducation, son héritage.
04 Janvier 2010

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