Une vision biblique du travail
Mettons les choses au clair dès le début: le travail n’est pas le fruit de la chute. Dieu lui-même est un travailleur, le travailleur par excellence! Il a créé l’univers à partir de rien. Chaque acte de la création a impliqué un travail de sa part. Il a «séparé, créé, parlé, planté et formé». Dieu a créé tout ce qui existe, l’espace, la matière, la végétation, les animaux et l’être humain. Sa création est d’une incroyable valeur, beauté, diversité, complexité et utilité. Et Dieu travaille toujours, continuant à soutenir l’univers dans ses multiples fonctions. Le travail de Dieu exprime sa nature, son caractère et sa personnalité.
Sont établis par Dieu à la création: la famille et le travail. Tous deux sont faussés par la chute. C’est la condition humaine: le travail est une bénédiction; le travail est une malédiction. Le travail peut être réellement satisfaisant, car c’est pour cela que nous avons été créés, mais il peut aussi être frustrant, sans sens et épuisant. Le travail est une vertu, mais elle est teintée par le péché.
Dieu travaille parce qu’il est un travailleur. Il a créé le travail parce qu’il est un travailleur. Dieu nous a créés à son image, donc nous sommes aussi des travailleurs. Nés travailleurs pour travailler avec lui.
La première chose que Dieu a dite rapportée dans la Bible concerne le travail. Genèse 1:28 nous le rappelle: «Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et soumettez-la.» Il a placé Adam dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. Dieu n’avait pas prévu que travail soit un «mal nécessaire», ni quelque chose à éviter à tous prix, mais quelque chose à faire de toute notre force.
Dieu a créé le travail avant la chute. Pour affirmer le fait que nous sommes créés à son image, pour nous impliquer dans la créativité, la gestion et le fait de pourvoir à nos besoins.
Le travail a été corrompu par notre chute dans la rébellion, l’égoïsme, l’orgueil et l’idolâtrie. Il est devenu destructeur, compétitif, frustrant, une lutte difficile et bien plus exigeante que ce que Dieu avait originellement prévu.
Mais maintenant, dans son amour pour nous, au travers de la mort et de la résurrection de son Fils Jésus Christ, Dieu nous a sauvés et restaurés, et non seulement nous-mêmes, mais aussi notre travail. Lorsque nous nous confions en Christ, «toutes choses deviennent nouvelles», y compris le travail. Maintenant, nous pouvons à nouveau travailler avec Dieu dans la gestion, la réconciliation, la re-création et l’établissement de son Royaume, l’honorant par ce que nous faisons, quel que soit notre travail. Jésus lui-même, un charpentier, a par son travail cautionné et dignifié notre travail, y compris le travail manuel.
Et le travail nous dignifie aussi; c’est pourquoi le manque de travail est si démoralisant, destructeur pour notre sens de valeur, ce qui constitue finalement l’effet le plus dévastateur du chômage. Récemment, je voyais un Africain interrogé dans son pays détruit par la guerre par un reporter de la télévision. «Quel est votre plus grand besoin?», lui demanda-t-il. Je me suis dit qu’il allait parler de nourriture, ou peut-être de logement, tant il était évident qu’il avait désespérément besoin des deux. Mais non! «Ce que je souhaite par-dessus tout», dit-il avec une perspicacité remarquable, «c’est la liberté de pouvoir travailler.»
Dans Exode 31:1-5, Dieu indique clairement qu’il est celui qui nous donne des capacités pour notre travail: «L’Éternel parla à Moïse, et dit: «Sache que j’ai choisi Betsaleel, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages, je l’ai rendu capable de faire des inventions, de travailler l’or, l’argent et l’airain, de graver les pierres à enchâsser, de travailler le bois, et d’exécuter toutes sortes d’ouvrages.» Nos dons, nos aptitudes, nos capacités nous viennent de Dieu. Tous nos dons, pas seulement les «spirituels»… Notre responsabilité est ensuite, comme l’indique la parabole des talents, de les faire fructifier, ou comme le suggère l’image du jardin, de les cultiver et de les garder. Considérons encore les éléments suivants:
· Beaucoup des apparitions, des interventions et des paraboles de Jésus avaient pour cadre des situations de travail. Jésus ne semblait pas avoir de problèmes avec cela.
· Jésus a appelé douze disciples sur leur lieu de travail, pour la plupart. Il n’a pas appelé des étudiants d’écoles bibliques, ni des rabbins pour construire son église, mais des travailleurs.
· Le travail dans ses différentes formes est mentionné plus de huit cent fois dans la Bible, plus que les mots utilisés pour exprimer l’adoration, la musique, la louange et les chants réunis.
La famille et le travail sont établis par Dieu à la création. Tous deux sont faussés par la chute. C’est la condition humaine: le travail est une bénédiction; le travail est une malédiction. Le travail peut être réellement satisfaisant, car c’est pour cela que nous avons été créés, mais il peut aussi être frustrant, sans sens et épuisant. Le travail est une vertu, mais elle est teintée par le péché.
15 Mai 2008
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