mercredi 24 août 2011

FLTE: Eschatologie, devoir n° 3

«Il n’est plus possible, aujourd’hui, de croire à l’enfer.» Discuter cette affirmation.

 Tim Keller, pasteur de l’église presbytérienne du rédempteur à New York, relate l’histoire suivante:

Le jeune homme dans mon bureau était habillé de manière impeccable. Diplômé des meilleures écoles du pays, il avait réussi dans le monde financier. Eduqué dans une famille n’ayant que peu de connexions avec une église, il avait peu de compréhension du christianisme.
Je fus donc ravi d’apprendre son intérêt pour les choses spirituelles, récemment éveillé lorsqu’il participa à l’un de nos cultes. Il me dit être prêt à accepter l’Evangile. Mais il restait un obstacle final.
«Vous dites que si nous ne croyons pas en Christ,» commença-t-il, «nous sommes perdus et condamnés. Je suis désolé, je ne peux tout simplement pas accepter cela. Je travaille avec quelques personnes remarquables qui sont musulmanes, juives ou agnostiques. Je ne peux pas croire qu’elles vont aller en enfer simplement parce qu’elles ne croient pas en Jésus. En fait, je ne peux pas réconcilier l’idée d’un enfer avec un Dieu d’amour – même s’il est aussi saint.[1]»

De nos jours, l’idée d’un enfer tel qu’elle est enseignée par la Bible est certainement passée de mode. Elle n’est pas un sujet de prédication très répandu dans l’Eglise et a été quasi totalement mise de côté par la société, du moins dans sa définition traditionnelle. Dans ce travail, nous allons réfléchir à la question de l’enfer et discuter de l’affirmation suivante: «Il n’est plus possible, aujourd’hui, de croire à l’enfer.»

Pour ce faire, nous allons tout d’abord nous pencher sur l’évolution de la notion d’enfer et le sens que lui donnent la plupart du temps nos contemporains. Nous réfléchirons aux éléments qui ont pu amener notre société à rejeter cette notion. Nous verrons ensuite les arguments présentés par les personnes refusant la doctrine traditionnelle de l’enfer, et nous terminerons par présenter quelques réponses possibles à ces arguments.

[1] Tim KELLER, Preaching Hell in a Tolerant Age: Brimstone for the broad-minded, Christianity Today International / Leadership Journal, hiver 1997, vol. XVIII, n°4, p. 42, consulté sous http://www.christianitytoday.com/ le/7l4/7l4042.html

 

L’évolution de la vision de l’enfer

L’enfer comme châtiment éternel a été un thème de prédication très en vogue à certaines époques. Il aidait l’Eglise à motiver les gens à s’éloigner d’une vie trop dissolue. Cette motivation était surtout basée sur la peur d’un châtiment éternel, parfois décrit avec de nombreux détails.

On peut penser à certains mystères du Moyen-âge, certains tableaux (Jérôme Bosch, Pierre Brueghel l’ancien, François de Nomé) ou œuvres littéraires (Dante, en particulier, puis Milton). Certains prédicateurs évangéliques, comme Jonathan Edwards ou William Booth, en ont également fait bon usage, appelant les gens à se tourner vers Jésus-Christ pour éviter un tel châtiment.

Mais à la suite de Rousseau et des philosophes des Lumières, la notion de péché a été mise en doute. L’homme est bon par nature et c’est la société qui le corrompt. L’enfer n’a donc plus de sens en tant que rétribution. Certains courants psychologiques abonderont dans ce sens, l’homme étant par la suite de plus en plus perçu comme le fruit de son environnement, de son éducation, et par là même plus souvent victime qu’un être responsable devant assumer ses actes. On a cherché ainsi à se débarrasser du sentiment de culpabilité et on a reproché à l’Eglise sa morale rigide. Le péché et sa conséquence ultime, l’enfer, sont alors considérés comme des outils de manipulation pour conditionner le comportement humain en jouant sur le sentiment de culpabilité et la peur d’un châtiment éternel. Ces concepts sont aujourd’hui considérés comme des moyens de contrôle de la part de l’Eglise, limitant la liberté et l’épanouissement de l’individu. Comme l’a écrit Philippe Bouvard, «Si Dieu n'existe pas, je plains ceux qui, pour conquérir là-haut un paradis hypothétique, ont transformé ici-bas leur vie en un enfer de contraintes et de renoncements.[1]»

Avec la montée du relativisme, nous sommes aujourd’hui dans un âge de tolérance. Il n’y a plus de bien et de mal ultime. Il n’y a plus de vérité absolue. Dans un tel contexte de société, il est clair que l’idée d’un Dieu unique, qui nous donne une parole qui est la Vérité et qui demande notre allégeance exclusive, n’a pas la cote et ne passe pas la rampe. Taxés de sectaires ou de fanatiques, rares sont les chrétiens qui osent encore parler de l’enfer comme un lieu où se retrouveraient tous ceux qui n’acceptent pas ce Dieu et le salut en Jésus-Christ. Comme la minorité – du moins en Europe – qui croit encore à un tel concept est souvent perçue comme ayant tendance à se retirer du monde, à former des communautés hermétiques et fermées et à juger et à condamner la société aux flammes de la perdition éternelle, elle est souvent considérée avec pitié et mépris par nos contemporains. De plus, à notre époque scientifique, l’enfer et l’imagerie qui lui est associée font davantage penser à des restes de superstition moyenâgeuse. Quel homme sérieux, éduqué, peut encore croire à de telles fables.

Finalement, nous pouvons aborder l’obsession actuelle pour l’instant présent, la jouissance et la consommation, les loisirs… Les sept péchés capitaux sont devenus les moteurs de la société de consommation! Qui se préoccupe d’un au-delà hypothétique alors que tant d’opportunités s’offrent à nous dans ce monde-ci. On verra bien…



L’enfer aujourd’hui

Malgré cela, nous portons tous en nous une image évoquée par le mot «enfer», laquelle est généralement associée à une expérience horrifiante de notre passé ou de l’histoire de l’humanité: des camps d’extermination comme Auschwitz, le génocide du Rwanda, un viol, une catastrophe naturelle… sont régulièrement qualifiés d’enfer. Mais l’idée d’enfer a changé. Ce n’est plus un avenir situé dans l’au-delà où finiront les pécheurs et les mécréants, c’est aujourd’hui, dans notre monde. C’est soit quelque chose que nous subissons et dans lequel nous souffrons, soit même parfois quelque chose que nous choisissons librement.

«L’enfer, c’est les autres,» écrivait Jean-Paul Sartre.[2] Ce à quoi l’abbé Pierre rétorque: «Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est être soi-même coupé des autres.[3]» Pour tous les deux, l’enfer est aujourd’hui et maintenant, dans nos relations ou notre absence de relation. Albert Jacquard le confirme: «Les autres ne sont pas notre enfer parce qu'ils sont les autres; ils créent notre enfer lorsqu'ils n'acceptent pas d'entrer en relation avec nous.[4]»

Pour Khalil Gibran, «l’enfer est dans un cœur vide.[5]» Pour Jean-Jacques Rousseau, «qu'est-il besoin d'aller chercher l'enfer dans l'autre vie? Il est dès celle-ci dans le cœur des méchants.[6]» Ici, l’enfer est ce que nous portons en nous: le mal, la méchanceté, la capacité de détruire. Il est aussi dans le fait de ne rien porter en nous. Mais toujours ici et maintenant.

Pour d’autres encore, l’enfer est ce que vivent les personnes dont l’estime d’eux-mêmes est détruite, qui vivent constamment dans le doute et la dépression. Selon Rosa Montero, «il n'est pas de pire enfer que de se haïr soi-même.[1]» Ou selon Archibald Joseph Cronin, «l’enfer, c’est d’avoir perdu l’espoir.[2]»

Alice Parizeau résume bien la perception générale quand elle écrit: «L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.[3]»

Dans son ouvrage Le chemin vers l’enfer, David Pawson souligne également que les hommes acceptent aujourd’hui l’idée d’enfer dans trois domaines: les jurons, les plaisanteries et une réinterprétation existentielle.[4]

En anglais, Hell est un des jurons les plus utilisés. En français, nous employons des expressions dérivées: «Il est infernal» ou «Ce maudit…».

Du côté des plaisanteries, les jeux de mots et gags caricaturaux sont légions. Même les humoristes s’emparent du concept. Jim Carey a dit: «L'enfer n'existe peut-être pas. L'enfer, c'est peut-être simplement d'être obligé d'écouter vos grands-parents respirer quand ils mangent un sandwich...[5]» Le journaliste Jean Dion écrivait pour sa part dans le journal Le Devoir: «Si l'enfer existe, c'est une salle d'attente avec des magazines de l'année passée.[6]»

Le monde actuel est devenu irréel et dépourvu de sens. Ce monde est le seul qui compte réellement. Nous faisons par conséquent notre propre «ciel» ou «enfer» sur cette terre. Il n’y a ni plaisir ni souffrance outre-tombe. Selon David Pawson:

Cette attitude a deux implications significatives: l’une est le transfert de la rétribution de la sphère éternelle à la sphère temporelle. Les faits de la vie ont du mal à étayer cette théorie. La Bible est on ne peut plus honnête en ne cachant pas que la vie ici bas peut être tout à fait injuste, que les innocents souffrent et que les coupables prospèrent (cf. Ps. 73.3-14).
L’autre est le transfert du jugement du domaine divin au domaine humain. Ce n’est plus Dieu qui décide de notre destinée – nous la choisissons nous-mêmes. La souveraineté suprême du théisme est remplacée par l’autonomie péremptoire de l’humanisme.
L’enfer n’est plus une punition imposée, mais un choix libre et délibéré, et même un droit à défendre («Si je veux aller en enfer, qui m’en empêchera?»). Ce n’est plus un verdict de la volonté divine, mais une victoire de la volonté humaine. Et l’homme est même libre de s’enfuir de l’enfer qu’il a lui-même créé: en se suicidant.[7]



Arguments de ceux qui rejettent la notion d’enfer

Toujours selon Pawson, on peut grouper ceux-ci en deux catégories: ceux qui sont personnels et subjectifs et ceux qui sont théologiques et objectifs.[8]

Il y a tout d’abord une aversion personnelle. Certains ont une réaction émotionnelle vis-à-vis de l’enfer. Cette idée est insupportable, surtout quand on pense à quelqu’un qu’on aime. D’autres ont une réaction intellectuelle. La pensée moderne rejette l’enfer en le taxant de superstition barbare et primitive. «Il appartient à une phase dépassée du développement évolutif de la communauté humaine, et c’est faire preuve de maturité que de n’avoir plus besoin de telles sanctions.[9]»

Enfin, d’autres ont une réaction morale. Comme expliqué auparavant, la psychologie et la sociologie ont laissé leurs empreintes. La vie est déterminée pour nous par notre hérédité et notre environnement. Les inadaptés devraient être considérés comme des malades ou des victimes plutôt que comme des rebelles ou des criminels. La punition ne peut être justifiée que si elle est réformatrice ou dissuasive; le concept de rétribution est démodé. Il ne faut pas faire souffrir le pécheur. Il a besoin d’un hôpital, pas d’un enfer.

Même au sein de l’Eglise, on trouve des arguments théologiques tenaces. En se fondant généralement sur l’un des attributs de Dieu, on tire la déduction que l’enfer est tout simplement incompatible avec ce que Dieu a révélé de lui-même. Trois arguments ont dominé ce débat:

L’enfer est considéré comme incompatible avec l’amour de Dieu. On ne peut imaginer un Dieu d’amour envoyer des hommes dans un tel lieu. De plus, toute une partie de l’Eglise a adopté certains des présupposés humanistes et relativistes de notre société et l’idée d’un enfer leur est intolérable. Herman von Keyserling a écrit à ce sujet: «Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l'enseigne; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu'il n'y a personne dedans.[10]»

L’enfer est considéré comme incompatible avec la justice de Dieu. Dieu est perçu comme un juge juste et équitable. En quoi le fait de punir quelques années de péché par une éternité de souffrance serait-elle juste? En quoi le fait de ne pas distinguer un Adolf Hitler du commun des mortels en les condamnant au même châtiment serait-il juste?

L’enfer est considéré comme incompatible avec la puissance de Dieu. «L’enfer serait un monument élevé à sa faiblesse, par le fait que ses créatures auraient été capables de lui résister et se seraient donc montrées plus fortes que leur Créateur.[11]»



Peut-on encore croire à l’enfer aujourd’hui?

Devant de tels arguments, dont certains sont très subtils, que répondre? Peut-on encore croire à l’enfer aujourd’hui? Maurice Chapelan a écrit: «Il faudra beaucoup d'indulgence à Dieu pour pardonner aux hommes d'avoir imaginé l'enfer.[12]» L’homme du vingt-et-unième siècle est convaincu d’avoir dépassé et enterré cette superstition. Pourtant, son évacuation entraîne un certain nombre de conséquences.

Tout d’abord, nous devons la plupart de nos connaissances sur l’enfer à Jésus lui-même. Il est pourtant considéré comme intelligent, sage, manifestant l’amour, la justice et la puissance de Dieu. Jésus se serait-il trompé dans ce domaine précis? S’est-il simplement inscrit dans la culture de son temps pour faire passer son message? Cette interprétation est un peu facile, car pourquoi la limiter à l’enfer et ne pas l’appliquer à d’autres concepts qui nous dérangent moins.

Robert Browning a écrit: «Il y a peut-être un ciel, mais il doit y avoir un enfer.[13]» C’est une exigence pour un univers moral. Si cette vie est tout ce qu’il y a, alors l’injustice règne; mais s’il y a une vie après celle-ci et qu’elle comprend une rétribution pour les méchants, alors il devient possible de croire à nouveau que la justice règne et que Dieu est bon.

Dans cette mesure, l’enfer est une bonne nouvelle. Même si, dans ce monde, les méchants passent au travers des conséquences et des châtiments de leurs crimes, ils n’en ont pas fini. Ils recevront ce qu’ils méritent.

Selon Charles Colson, le concept de l’enfer donne d’une certaine manière un sens à nos vies. Il affirme que les choix moraux que nous faisons chaque jour ont une signification éternelle, que notre comportement a des conséquences qui durent jusqu’à dans l’éternité et que Dieu lui-même prend nos choix au sérieux.

La doctrine de l’enfer n’est pas simplement un vestige poussiéreux du Moyen-âge. Elle a des conséquences sociales importantes. Sans une conviction de justice ultime, le sens d’obligation morale de l’individu disparaît, et les liens sociaux se trouvent brisés.[14]

Cependant, si un tel lieu existe et s’il y a la possibilité qu’un seul être humain y aille, c’est faire preuve d’un amour plein de compassion que de prévenir ceux qui ont des chances d’y aller et de leur indiquer le moyen d’échapper à un tel sort.

Quand aux arguments théologiques, aussi séduisants soient-ils, leurs faiblesses sont similaires: ils exaltent un attribut divin aux dépens des autres. Nous ne devons pas succomber à l’atmosphère ambiante et réinterpréter la parole de Dieu pour la faire correspondre à ce que nous ressentons. Sur certaines questions, comme celle de l’égalité de châtiment pour le commun des mortels et pour les pires criminels, la Bible ne nous donne que peu d’indices. Pas de mention de «récompenses négatives», par exemple, ni de degré de châtiment. Mais Dieu est un juste juge, gageons qu’il jugera avec équité tant les justes que les injustes.

L’enfer est finalement une question de choix. Dieu ne va pas envoyer les gens en enfer, mais valider le choix qu’ils auront eux-mêmes fait. Comme l’a écrit C. S. Lewis dans Le grand divorce, «il y aura deux sortes de gens à la fin: ceux qui diront à Dieu: «Ainsi soit-il» et ceux à qui Dieu dira: «Ainsi soit-il». Tous ceux qui seront en enfer l'auront choisi.[15]» Dieu a fait tout ce qu’il pouvait pour nous maintenir hors de l’enfer, qui d’ailleurs n’a pas été préparé pour les hommes, mais pour Satan et ses anges (Matthieu 25.41). L’enfer permet un choix réel de la part des hommes. Sans enfer, pas de libre arbitre, nous sommes «condamnés au ciel» de toute façon… Lewis ajoute: «Je crois honnêtement que les damnés ont, d’une certaine manière, réussi dans leur entreprise, à être des rebelles jusqu’au bout; que les portes de l’enfer sont fermées à clef de l’intérieur.[16]»



Conclusion

En conclusion, je crois qu’il est encore possible de croire à l’enfer aujourd’hui en se fondant sur les données bibliques comme sur des arguments rationnels. La doctrine de l’enfer fait bel et bien partie des éléments fondamentaux de la foi chrétienne orthodoxe. Plus d’enfer, plus de perdition. Plus de perdition, plus besoin de salut. Plus de salut, plus de sens à la mort expiatoire du Christ. Comme le conclut René Pache, «si l’enfer éternel n’existe pas, il n’est pas besoin d’un sauveur divin pour nous en délivrer.[17]» Ou alors, il nous faut réinterpréter l’espérance chrétienne: la mort de Jésus n’est arrivée que pour améliorer notre vie, ici et maintenant.

Supprimer l’enfer, c’est supprimer la crainte de Dieu, si nécessaire dans l’Eglise. C’est supprimer la pensée de l’éternité qui nous pousse à nous souvenir que nous aurons à rendre compte de nos paroles comme de nos actions. Et c’est ultimement préparer une Eglise conforme à l’esprit du monde, qui cherche à être bénie dans l’ici et le maintenant, tout en gardant son autonomie et son droit à décider de ce qui est bien et de ce qui est mal. De toute façon, comme le chante Michel Polnareff:

On ira tous au paradis, mêm’ moi

Qu’on soit béni ou qu’on soit maudis, on ira

Tout’ les bonnes sœurs et tous les voleurs

Tout’ les brebis et tous les bandits

On ira tous au paradis

On ira tous au paradis, mêm’ moi

Qu’on soit béni ou qu’on soit maudis, on ira

Avec les saints et les assassins

Les femmes du monde et les putains

On ira tous au paradis

Ne crois pas ce que les gens disent

C’est ton cœur qui est la seule église

Laisse un peu de vague à ton âme

N’aie pas peur de la couleur des flammes de l’enfer[18]

Pour l’homme moderne, «l’enfer est la plus choquante et la moins acceptable des doctrines chrétiennes[19]». Elle est pourtant inséparable de nombreux autres éléments de la foi chrétienne. S’il est clair qu’on ne peut plus en parler comme on le faisait au Moyen-âge, il est important que notre génération soit enseignée sur ce sujet et qu’on puisse le présenter de manière cohérente. Le fait de croire à l’enfer aidera la prochaine génération à mener une vie responsable, consciente de l’éternité et des conséquences de ses actes. «Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux; mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera en jugement» (Ecclésiaste 11.9). Oui, il y aura un jugement. Mais, comme sur terre, le jugement ne servira qu’à nous diriger vers notre destination finale.



[2] Jean-Paul SARTRE, Huis-Clos (Gallimard), 2000. Citation trouvée sous http://www.evene.fr
[3] Henri GROUÈS, dit Abbé Pierre. Citation trouvée sous http://www.evene.fr
[4] Albert JACQUARD, Petite philosophie à l’usage des non-philosophes (Editions de Poche), 1999. Citation trouvée sous http://www.evene.fr
[5] Khalil GIBRAN. Citation trouvée sous http://www.evene.fr
[6] Jean-Jacques ROUSSEAU, Emile ou de l’éducation (Editions de Poche), 1999. Citation trouvée sous http://www.evene.fr[1]
[7] Rosa MONTERO, Le territoires des barbares (Métailié), 2002. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[8] Archibald Joseph CRONIN, Les clefs du royaume (Albin Michel), 1959, traduit de l’anglais par Germaine de Tonnac-Villeneuve. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[9] Alice PARIZEAU, Blizzard sur Québec (Editions Québec/Amérique) 1987. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[10] David PAWSON, Le chemin vers l’enfer (Librairie Chrétienne Carrefour, 1993)

[11] Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[12] Jean DION, Le Devoir, 18 février 1999. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[13] PAWSON, Le chemin vers l’enfer, p. 24

[14] Ibid., p. 30

[15] Ibid., p. 32

[16] Hermann VON KEYSERLING, Psychanalyse de l'Amérique. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[17] PAWSON, Le chemin vers l’enfer, p. 35

[18] Maurice CHAPELAN, Main courante (Grasset) 1957. Citation trouvée sous http://www.evene.fr

[19] Robert BROWNING, cité dans PAWSON, Le chemin vers l’enfer, p. 11-12

[20] Charles COLSON, Answer to your Kids’Questions (Tyndale House Publishers) 2000, p. 155

[21] C. S. LEWIS, Le grand divorce (Editions Raphaël), 2005

[22] C. S. LEWIS, Le problème de la souffrance (Editions Raphaël), 2005

[23] René PACHE, L’Au-delà (Editions Emmaüs) 1966, p. 251

[24] Michel POLNAREFF, Nous irons tous au paradis (Universal) 1972

[25] PAWSON, Le chemin vers l’enfer, p. 12
01 Juillet 2010

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