lundi 28 octobre 2013

Les enfants & l'enfance dans la Bible - 9


Le statut de membre et la taille de la famille

«COMMENT DÉFINISSEZ-vous une famille?» «Quelle est la taille d’une «vraie» famille?» Et qu’en est-il des couples de même sexe qui cherchent à être reconnus légalement comme des familles? Dans le passé, de telles questions ne se posaient même pas. Le consensus était qu’une famille était composée d’un papa, d’une maman et d’enfants, qui vivaient en général dans la proximité de grands parents et d’autres membres de la famille élargie.
De nos jours, il est difficile d’insister sur une définition unique de la famille. Comme Zuck le décrit avec acuité, «une famille peut être constituée d’une mère divorcée ou jamais mariée avec son ou ses enfant/s» ou de «foyers avec des enfants adoptés.»[1] 
Pour Dieu, la définition originelle de la famille est loin de ce que nous entendons ou observons au 21ème siècle. La plupart des familles bibliques étaient complètes, avec un papa, une maman, des enfants, des grands-parents, des beaux-parents et des serviteurs/servantes. Elles comprenaient en moyenne 6.1 personnes ou plus par famille. Les concubines et les filles esclaves étaient considérées comme faisant partie des familles bibliques étant donné leur rôle potentiel pour porter des enfants.[2]
Etude de cas: Jusqu’à récemment en Chine, l’avortement ne constituait pas qu’une simple option pour les femmes; il était rendu obligatoire par la politique de l’enfant unique, établie par le leader chinois Deng Xiaoping en 1979 pour limiter la croissance démographique de la Chine communiste. Bien qu’annoncée comme mesure «temporaire», elle reste en place un quart de siècle après son établissement. Des amendes, des avortements et même des stérilisations forcées sont souvent imposées pour un second ou un troisième enfant.
Les avortements n’ont pas été les seules conséquences de cette politique malencontreuse. Il devient de plus en plus évident que l’intense pression placée sur les couples pour s’assurer que leur seul enfant soit un garçon a suscité une résurgence de l’infanticide des filles, malgré les tentatives officielles pour éradiquer cette pratique vieille de plusieurs siècles.
Il semble que les familles rurales sont particulièrement tentées de tuer leur descendance féminine, tant la pression d’avoir un enfant capable d’assumer les exigences physiques du travail à la ferme et d’empêcher ainsi les familles paysannes d’être plongées encore plus profondément dans les dettes est importante. Dans certains cas, d’après des rapports, d’autres filles sont cachées aux autorités, ou meurent à un très jeune âge de négligences.[3] La politique chinoise de l’enfant unique constitue une des façons dont les enfants deviennent victimes. Cette politique a entraîné un mépris des enfants filles, accompagné de négligences, d’abandons et même d’infanticides.
Malheureusement, lorsque nous examinons la politique de l’enfant unique, il est clair que ce ne sont pas les seules catastrophes qui ont émergé. Une connaissance qui travaille en Chine a souligné le fait évident que les enfants qui grandissent aujourd’hui en Chine n’ont pas de frères et sœurs. Mais si cette politique se poursuit pendant plus d’une génération, cela implique également que l’enfant n’a pas de tantes ou d’oncles, de cousins, de neveux, de nièces. En fait, cette politique détruit l’ensemble de la famille élargie, car de tels enfants n’ont aucune parenté! (Et combien l’enfant se retrouve isolé une fois adulte, quand ses parents et grands-parents sont décédés).

 

       Que dit la Bible?

1.     Plusieurs versets dans la Bible semblent suggérer que le fait d’avoir sept enfants était considéré comme «idéal» et comme une indication d’une bénédiction divine particulière. Ecrivez quelques phrases sur l’importance d’avoir sept enfants comme étant la famille idéale dans les passages suivants:
Références
Occasion
Phrases sur le fait d’avoir sept enfants
Ruth 4:15


1 Samuel 2:5


Job 1:4


Job 42:13


Jérémie 15:9



Réfléchissez et discutez:
Votre culture encourage-t-elle, détermine-t-elle ou freine-t-elle les grandes familles? Y a-t-il des lois qui contrôlent le sexe ou le nombre d’enfants par familles?
  • Si c’est le cas, quelle est la taille familiale maximale ou minimale autorisée? Pourquoi?



  • Quelles sont les racines historiques derrière ces lois? Quels effets (psychologiques, émotionnels, sociologiques…) de telles lois ont-elles sur les parents, les enfants et la société dans son ensemble?



2.     Considérez l’affirmation de Salomon dans Ecclésiaste 6:3: «Quand un homme aurait cent fils, vivrait un grand nombre d'années, et que les jours de ses années se multiplieraient, si son âme ne s'est point rassasiée de bonheur, et si de plus il n'a point de sépulture, je dis qu'un avorton est plus heureux que lui
  • Que nous dit ce verset au sujet de la taille d’une famille dans la Bible?



  • Quelle est l’importance d’avoir beaucoup d’enfants en comparaison avec l’acquisition de propriétés et la prospérité matérielle dans la Bible?



3.     Il y a beaucoup d’exemples de pères «bénis» dans la Bible, non seulement par des garçons mais aussi par des filles. Voici quelques exemples:[4]
Pères
Nombre de garçons
Nombre de filles
Ismaël
12
1
Elkana (père de Samuel)
4
2
Roboam (qui a eu 18 femmes et 60 concubines!)
28
60
Cush
0
5
Ibzan
30
30
David
19 (nés de ses femmes; combien sont nés de ses concubines?)

Esaïe
20

Lot
0
2
Ismaël
12
1
Abijah (il a eu 14 femmes!)
22
16
Osée
21

Joseph (marié à Marie, la mère de Jésus)
4
Plusieurs

4.     Le Psaume 127:5 dit: «Heureux l’homme qui en remplit son carquois! Ils ne seront pas confus, quand ils parleront avec des ennemis à la porte.» Considérez la liste de pères et leur nombre d’enfants dans le tableau ci-dessus. En quoi ces pères sont-ils «bénis»? En quoi la taille d’une famille était-elle bénédiction pour les hommes dans les familles de l’Ancien Testament?



5.     Méditez les versets suivants. Ces parents n’ont qu’UN enfant. Identifiez le contexte et écrivez vos observations quant à leur souffrance face à la perspective de perdre leur enfant en raison d’une maladie ou d’une tragédie:
Références
Incident
Observation quant à la souffrance des parents
1 Rois 3:16-28


1 Rois 17:7-24


2 Rois 4:1-7


2 Rois 4:8-37


Luc 8:40-42, 49-56


Luc 7:11-17



        Ce qui me parle:





        Principes bibliques/thèmes:




       Questions:

1.     Discutez des effets d’une «politique de l’enfant unique» si elle est pratiquée pendant plus d’une génération (Indice: pensez à l’impact sur la famille «élargie»)?



2.     Pourquoi tant de couples modernes retardent-ils le moment où ils ont des enfants, réduisent intentionnellement la taille de leur famille ou même choisissent de ne pas avoir d’enfants aujourd’hui? Une telle attitude constitue-t-elle une rébellion contre le commandement général de Dieu d’être «féconds et de multiplier» (Gen. 1:22)? Donnez vos raisons.



3.     Certaines personnes pensent qu’il y a déjà trop de monde sur la planète, et que chaque nouvel enfant ne fait qu’augmenter le problème. Êtes-vous en accord ou en désaccord avec cette perspective? Que répondriez-vous à ces arguments? Pensez-vous que votre communauté ou votre nation a trop d’enfants? Discutez ce point.



4.     Il y a deux points de vue principaux parmi les chrétiens sur le contrôle des naissances. Discutez les pour et les contre de ces deux perspectives dans le contexte chrétien. Quelle est votre position?
  • Il y a des facteurs importants qui déterminent le nombre d’enfants que nous devrions avoir, ou que nous pouvons assumer, comme le revenu du couple, la disponibilité en temps, l’engagement professionnel… Chacun de ces facteurs est légitime et peut nécessiter un contrôle des naissances.


  • Le contrôle des naissances est un obstacle à la bénédiction de Dieu et un manque de soumission à sa Seigneurie et à ses plans. Il existe peu de raisons légitimes pour le contrôle des naissances.



        Pour aller plus loin:

Roy B. Zuck, Precious in His Sight, pp. 91-94.



[1] Zuck, Precious in His Sight, p. 91.
[2] Ibid., p. 92.
[3] McCurry, Justin et Rebecca Allison, The Guardian, Londres, Mardi 23 mars 2004, cité dans le Taipei Times, http://www.taipeitimes.com/News/editorials/archives/2004/03/23/2003107449
[4] Zuck, Precious in His Sight, pp.92-93

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