La
souffrance de la stérilité et des fausses couches
LA STÉRILITÉ constituait un embarras et
une disgrâce sociale pour les femmes israélites à l’époque biblique. Tout comme
la grossesse démontrait la faveur de Dieu, la stérilité était perçue commue une
punition divine. Job 15:34 dit que la maison de l’impie deviendra «stérile».
Comme nous allons le voir dans la Bible, la stérilité était parfois une
conséquence du péché. Plus souvent, ce n’était pas le cas. Mais même là, une
femme stérile était souvent méprisée, harassée ou traitée avec suspicion par
les maris, les beaux-parents et les communautés. Dans un tel environnement, il
n’est peut-être pas étonnant que les femmes dans la Bible étaient si ardentes
d’avoir des enfants.
Que dit la Bible?
1.
Parfois la Bible donne des raisons pour
lesquelles les femmes étaient stériles. Notez les raisons pour lesquelles ces
femmes dans la Bible étaient stériles:
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Référence
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Mère
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Raisons de la stérilité
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Genèse 20:18
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Les femmes dans la
maison d’Abimélek
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Genèse 16:2
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Sarah
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Genèse 30:2
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Rachel
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Lévitique 20:20, 21
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Les femmes en
général
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Nombres 5:20-22, 31
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Les femmes en
général
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2 Samuel 6:20-23
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Mikal
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Luc 1:6,7
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Elizabeth
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Réfléchissez et discutez:
Nous
voyons dans la Bible qu’il était culturellement acceptable pour une femme
«d’acheter une esclave au travers de laquelle son mari pourrait engendrer un
enfant. Il pourrait ensuite disposer de l’esclave en la revendant ou en la
renvoyant.» Discutez pourquoi cette pratique était acceptable à l’époque
biblique, mais plus aujourd’hui.
2. Nous voyons aussi qu’il existe des
exemples bibliques de fausses-couches et de bébés mort-nés, situations qui se
produisent encore de nos jours. Lisez les versets suivants et découvrez les
circonstances et les causes de ces événements:
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Références
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Circonstances
ou causes des fausses couches
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Exode
21:22-23
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Exode
23:25-26
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Osée
9:14
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Psaume
58:8
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3. Parfois dans les Ecritures, les
fausses-couches ou les bébés mort-nés étaient causés par des tragédies ou des
atrocités. Lisez les versets suivants pour découvrir la tragédie de ces
événements dans la culture de l’Ancien Testament. Ecrivez les atrocités par
lesquelles les femmes ont du passer pendant ces temps de guerre et de
soulèvements nationaux.
·
Amos 1:13
·
2 Rois 8:12
·
Osée 13:16
4. Les femmes suivantes ont beaucoup
souffert de leur stérilité. Notez les termes utilisés pour exprimer leur
souffrance.
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Références
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Femme
stérile
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Mots de
souffrance
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Genèse
29:32
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Léa
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Genèse
30:23
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Rachel
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1
Samuel 1:8, 10, 11, 15, 16, 18
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Anne
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Luc
1:25
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Elizabeth
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Réfléchissez et discutez:
Quelles
sont les attitudes dans votre culture au sujet de la stérilité, des fausses
couches et des bébés mort-nés? Qui porte le poids de la «disgrâce» potentielle?
Pourquoi ou pourquoi pas?
A votre
avis, quelles sont les causes de la stérilité dans la culture actuelle? Le
retardement des grossesses par les méthodes de contrôle des naissances
contribue-t-il à la stérilité parmi les femmes aujourd’hui? Discutez.
5. 5 femmes dans la Bibles ont utilisé des
méthodes non conventionnelles pour devenir mères. Identifiez ces femmes et la
motivation derrière leurs actions à partir des versets suivants. Que
pouvaient-elles connaître au sujet de la médecine traditionnelle qui nous ne
connaissons pas aujourd’hui?
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Références
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Femmes
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Actions/Motivations
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Genèse
16:1-3, 15
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Genèse
30:3-13.
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Genèse
38
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Deutéronome
25:5-10, (cf. Luc 20:28)
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Les
femmes en général
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1
Samuel 1:11
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6. Jésus a prophétiquement prédit que la
tribulation qui va précéder son règne millénaire sera particulièrement
difficile «pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent» (Matthieu
24:19; Luc 21:23). Pourquoi? (Lisez
Precious in His Sight, pages 55-56.) Quels genres d’atrocités les femmes
devaient-elles subir pendant les guerres et les soulèvements nationaux? Voyez
Amos 1:13; 2 Rois 8:12 et Osée 13:16.
Ce qui me parle:
Principes bibliques/thèmes:
Questions:
1. Reprenez le
passage de Genèse 30:14-16 dans la section ci-dessus. A votre avis, qu’est-ce
que les mandragores ont à voir avec la fertilité et la conception? Quelles
mesures les femmes de votre culture peuvent-elles prendre pour surmonter la
stérilité? Quelles pratiques sont approuvées par Dieu et lesquelles ne le sont
pas? Dans quelle mesure ces pratiques sont-elles efficaces? Quels sont les
effets à long terme tant sur la mère que sur le bébé?
2. Que pensez-vous des mères porteuses de
notre époque moderne? Avez-vous entendu parler des femmes riches qui «louent un
ventre» ou «externalisent leur grossesse» en achetant les services de femmes
pauvres? Avez-vous l’impression qu’il s’agit d’un crime moral et d’une
violation des droits et de la dignité de femmes pauvres? Discutez ce point.
3. Lisez l’étude des cas ci-dessous,
intitulée Contre la perfection, puis
répondez aux questions.
Les percées dans le domaine de la génétique nous offrent
autant une promesse qu’un dilemme. La promesse est que nous pourrions bientôt
être capables de traiter et de prévenir toutes sortes de maladies. Le dilemme
est que notre toute nouvelle connaissance en matière de génétique peut aussi
nous rendre capables de manipuler notre propre nature – d’améliorer nos
muscles, notre mémoire et notre humeur; de choisir le sexe, la taille et
d’autres caractéristiques génétiques de nos enfants; de nous rendre «mieux que
bien». Lorsque la science avance plus vite que la compréhension morale, comme
c’est le cas aujourd’hui, les hommes et les femmes luttent pour articuler leur
malaise…
L’éthique des capacités et des aptitudes, assiégée dans
le domaine du sport, persiste dans la pratique de l’éducation. Mais ici,
également, la biotechnologie et l’amélioration génétique menacent de la
déloger. Pour apprécier les enfants comme des cadeaux, il faut pouvoir les
accepter comme ils viennent, et non comme l’objet de notre conception, des
produits de notre volonté ou des instruments de notre ambition. L’amour
parental n’est pas conditionné par les aptitudes et les attributs qu’un enfant
peut avoir. Nous choisissons nos amis et nos conjoints au moins partiellement
sur la base de qualités que nous trouvons attractives. Mais nous ne choisissons
pas nos enfants. Leurs qualités sont imprévisibles, et même les parents les
plus consciencieux ne peuvent être tenus totalement responsables du genre
d’enfants qu’ils ont. C’est pourquoi le fait d’être parent, plus que toutes les
autres relations humaines, enseigne ce que le théologien William F. May appelle
une «ouverture à l’inattendu».
L’expression de May nous aide à réaliser que l’objection
morale la plus profonde à cette «amélioration» repose moins dans la perfection
qu’elle recherche que dans la disposition humaine qu’elle exprime ou promeut.
Le problème n’est pas dans le fait que les parents usurpent l’autonomie d’un
enfant qu’ils conçoivent. Le problème se trouve dans l’arrogance des parents concepteurs,
dans leur soif de maîtriser le mystère de la naissance. Même si cette
disposition ne faisait pas des parents des tyrans pour leurs enfants, elle
défigurerait la relation parent-enfant et priverait les parents de l’humilité
et des sympathies humaines élargies qu’une ouverture à l’inattendu peut
cultiver.
Le fait d’apprécier les enfants comme des dons ou des
bénédictions ne signifie pas, bien sûr, rester passifs face à la maladie.
L’intervention médicale pour guérir ou prévenir la maladie, ou pour restaurer
la santé ne désacralise aucunement la nature, mais elle l’honore plutôt. La
guérison d’une maladie ou d’une blessure ne contourne pas les capacités
naturelles d’un enfant. Mais elle leur permet de s’épanouir.
La perception de la vie comme un don ne signifie pas non
plus que les parents doivent s’empêcher de façonner et de conduire le
développement de leur enfant. Tout comme des athlètes et des artistes doivent
cultiver leurs talents, les parents ont l’obligation de cultiver leurs enfants,
de les aider à découvrir et à développer leurs talents et leurs dons. Comme May
le souligne, les parents donnent à leurs enfants deux genres d’amour: un amour
qui accepte et un amour qui transforme. L’amour qui accepte valorise l’être de
l’enfant, tandis que l’amour qui transforme cherche le bien-être de l’enfant.
Chaque aspect corrige les excès de l’autre, écrit-il: «L’attachement devient
trop paisible s’il se réduit à une simple acceptation de l’enfant tel qu’il
est.» Les parents ont le devoir de promouvoir l’excellence de leurs enfants.
Ces jours, cependant, des parents un peu trop ambitieux
sont prompts à se laisser emporter par cet amour qui transforme – promouvant et
exigeant toutes sortes de performances de la part de leurs enfants, recherchant
la perfection. «Les parents trouvent difficile de maintenir un équilibre entre
les deux aspects de l’amour,» observe May. «L’amour qui accepte, sans l’amour
qui transforme, glisse vers une indulgence et finalement une négligence.
L’amour qui transforme, sans l’amour qui accepte, tourmente et finit par
rejeter.» May trouve dans ces impulsions en compétition un parallèle avec la
science moderne: elle aussi nous pousse à voir le monde qui nous entoure, à
l’étudier et à en profiter, mais aussi à le façonner en le transformant et en
le perfectionnant.
Le mandat de façonner nos enfants, de les cultiver et de
les améliorer, complique la réflexion contre cette «amélioration». En général,
nous dirons des parents qui cherchent le meilleur pour leurs enfants, qui ne
ménagent pas leurs efforts pour les aider à être heureux et à réussir dans la
vie. Certains parents offrent des avantages à leurs enfants en les inscrivant
dans des écoles coûteuses, en engageant des professeurs privés, en les envoyant
dans des camps de tennis, en leur offrant des leçons de piano, des cours de
ballet, de natation, etc… S’il est permis et même admirable pour des parents
d’aider leurs enfants de ces manières, pourquoi n’est-il pas tout aussi
admirable pour des parents d’utiliser des technologies génétiques émergentes
(dans la mesure où elles sont sûres) pour améliorer l’intelligence, les
capacités musicales ou les prouesses athlétiques de leurs enfants?
Pour une excellente discussion de l’éthique des «enfants
sur mesure», voir Michael J. Sandel,
«The Case Against Perfection» dans Atlantic Monthly (Avril 2004), 50-62.
4.
Sandel pose la question suivante: «S’il
est permis et même admirable pour des parents d’aider leurs enfants de ces
manières, pourquoi n’est-il pas tout aussi admirable pour des parents d’utiliser
des technologies génétiques émergentes (dans la mesure où elles sont sûres)
pour améliorer l’intelligence, les capacités musicales ou les prouesses
athlétiques de leurs enfants?»
5. L’étude de cas ci-dessus parle d’un
«amour qui accepte» et d’un «amour qui transforme». Certains parents basculent
trop dans l’un ou dans l’autre. Pensez-vous avoir reçu plus d’«amour qui
accepte» ou d’«amour qui transforme» de la part de vos parents? Discutez.
Généralement dans votre société, les parents tendent-ils plus vers l’un ou
l’autre de ces deux types d’amour? Discutez.
6.
Comme discuté auparavant, des femmes
enceintes comme la mère de Samson (Juges 13:4-5, 7) et Elizabeth (Luc 1:24)
s’astreignaient à un régime particulier et/ou à un confinement pour assurer une
naissance saine et à terme. Comment les styles de vie du 21ème siècle
ont-ils affecté la santé des mères et de leur enfant à naître pendant leur
grossesse, aussi bien positivement que négativement?
Pour aller plus loin:
Roy B.
Zuck, Precious in His Sight, pp.
50-57.
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