vendredi 21 juin 2013

Les enfants & l'enfance dans la Bible - 5


La souffrance de la stérilité et des fausses couches
LA STÉRILITÉ constituait un embarras et une disgrâce sociale pour les femmes israélites à l’époque biblique. Tout comme la grossesse démontrait la faveur de Dieu, la stérilité était perçue commue une punition divine. Job 15:34 dit que la maison de l’impie deviendra «stérile». Comme nous allons le voir dans la Bible, la stérilité était parfois une conséquence du péché. Plus souvent, ce n’était pas le cas. Mais même là, une femme stérile était souvent méprisée, harassée ou traitée avec suspicion par les maris, les beaux-parents et les communautés. Dans un tel environnement, il n’est peut-être pas étonnant que les femmes dans la Bible étaient si ardentes d’avoir des enfants.

 

Que dit la Bible?

1.    Parfois la Bible donne des raisons pour lesquelles les femmes étaient stériles. Notez les raisons pour lesquelles ces femmes dans la Bible étaient stériles:
Référence
Mère
Raisons de la stérilité
Genèse 20:18
Les femmes dans la maison d’Abimélek

Genèse 16:2

Sarah

Genèse 30:2

Rachel

Lévitique 20:20, 21
Les femmes en général

Nombres 5:20-22, 31
Les femmes en général

2 Samuel 6:20-23
Mikal

Luc 1:6,7

Elizabeth

Réfléchissez et discutez:
Nous voyons dans la Bible qu’il était culturellement acceptable pour une femme «d’acheter une esclave au travers de laquelle son mari pourrait engendrer un enfant. Il pourrait ensuite disposer de l’esclave en la revendant ou en la renvoyant.» Discutez pourquoi cette pratique était acceptable à l’époque biblique, mais plus aujourd’hui.



2.   Nous voyons aussi qu’il existe des exemples bibliques de fausses-couches et de bébés mort-nés, situations qui se produisent encore de nos jours. Lisez les versets suivants et découvrez les circonstances et les causes de ces événements:
Références
Circonstances ou causes des fausses couches
Exode 21:22-23

Exode 23:25-26

Osée 9:14

Psaume 58:8


3.   Parfois dans les Ecritures, les fausses-couches ou les bébés mort-nés étaient causés par des tragédies ou des atrocités. Lisez les versets suivants pour découvrir la tragédie de ces événements dans la culture de l’Ancien Testament. Ecrivez les atrocités par lesquelles les femmes ont du passer pendant ces temps de guerre et de soulèvements nationaux.
·      Amos 1:13

·      2 Rois 8:12

·      Osée 13:16

4.   Les femmes suivantes ont beaucoup souffert de leur stérilité. Notez les termes utilisés pour exprimer leur souffrance.
Références
Femme stérile
Mots de souffrance
Genèse 29:32
Léa

Genèse 30:23
Rachel

1 Samuel 1:8, 10, 11, 15, 16, 18
Anne

Luc 1:25
Elizabeth


Réfléchissez et discutez:
Quelles sont les attitudes dans votre culture au sujet de la stérilité, des fausses couches et des bébés mort-nés? Qui porte le poids de la «disgrâce» potentielle? Pourquoi ou pourquoi pas?


A votre avis, quelles sont les causes de la stérilité dans la culture actuelle? Le retardement des grossesses par les méthodes de contrôle des naissances contribue-t-il à la stérilité parmi les femmes aujourd’hui? Discutez.



5.  5 femmes dans la Bibles ont utilisé des méthodes non conventionnelles pour devenir mères. Identifiez ces femmes et la motivation derrière leurs actions à partir des versets suivants. Que pouvaient-elles connaître au sujet de la médecine traditionnelle qui nous ne connaissons pas aujourd’hui?
Références
Femmes
Actions/Motivations
Genèse 16:1-3, 15


Genèse 30:3-13.


Genèse 38


Deutéronome 25:5-10, (cf.  Luc 20:28)
Les femmes en général

1 Samuel 1:11



6.   Jésus a prophétiquement prédit que la tribulation qui va précéder son règne millénaire sera particulièrement difficile «pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent» (Matthieu 24:19; Luc 21:23). Pourquoi? (Lisez Precious in His Sight, pages 55-56.) Quels genres d’atrocités les femmes devaient-elles subir pendant les guerres et les soulèvements nationaux? Voyez Amos 1:13; 2 Rois 8:12 et Osée 13:16.




  Ce qui me parle:






  Principes bibliques/thèmes:





Questions:

1.  Reprenez le passage de Genèse 30:14-16 dans la section ci-dessus. A votre avis, qu’est-ce que les mandragores ont à voir avec la fertilité et la conception? Quelles mesures les femmes de votre culture peuvent-elles prendre pour surmonter la stérilité? Quelles pratiques sont approuvées par Dieu et lesquelles ne le sont pas? Dans quelle mesure ces pratiques sont-elles efficaces? Quels sont les effets à long terme tant sur la mère que sur le bébé?




2.   Que pensez-vous des mères porteuses de notre époque moderne? Avez-vous entendu parler des femmes riches qui «louent un ventre» ou «externalisent leur grossesse» en achetant les services de femmes pauvres? Avez-vous l’impression qu’il s’agit d’un crime moral et d’une violation des droits et de la dignité de femmes pauvres? Discutez ce point.




3.  Lisez l’étude des cas ci-dessous, intitulée Contre la perfection, puis répondez aux questions.
Les percées dans le domaine de la génétique nous offrent autant une promesse qu’un dilemme. La promesse est que nous pourrions bientôt être capables de traiter et de prévenir toutes sortes de maladies. Le dilemme est que notre toute nouvelle connaissance en matière de génétique peut aussi nous rendre capables de manipuler notre propre nature – d’améliorer nos muscles, notre mémoire et notre humeur; de choisir le sexe, la taille et d’autres caractéristiques génétiques de nos enfants; de nous rendre «mieux que bien». Lorsque la science avance plus vite que la compréhension morale, comme c’est le cas aujourd’hui, les hommes et les femmes luttent pour articuler leur malaise…
L’éthique des capacités et des aptitudes, assiégée dans le domaine du sport, persiste dans la pratique de l’éducation. Mais ici, également, la biotechnologie et l’amélioration génétique menacent de la déloger. Pour apprécier les enfants comme des cadeaux, il faut pouvoir les accepter comme ils viennent, et non comme l’objet de notre conception, des produits de notre volonté ou des instruments de notre ambition. L’amour parental n’est pas conditionné par les aptitudes et les attributs qu’un enfant peut avoir. Nous choisissons nos amis et nos conjoints au moins partiellement sur la base de qualités que nous trouvons attractives. Mais nous ne choisissons pas nos enfants. Leurs qualités sont imprévisibles, et même les parents les plus consciencieux ne peuvent être tenus totalement responsables du genre d’enfants qu’ils ont. C’est pourquoi le fait d’être parent, plus que toutes les autres relations humaines, enseigne ce que le théologien William F. May appelle une «ouverture à l’inattendu».
L’expression de May nous aide à réaliser que l’objection morale la plus profonde à cette «amélioration» repose moins dans la perfection qu’elle recherche que dans la disposition humaine qu’elle exprime ou promeut. Le problème n’est pas dans le fait que les parents usurpent l’autonomie d’un enfant qu’ils conçoivent. Le problème se trouve dans l’arrogance des parents concepteurs, dans leur soif de maîtriser le mystère de la naissance. Même si cette disposition ne faisait pas des parents des tyrans pour leurs enfants, elle défigurerait la relation parent-enfant et priverait les parents de l’humilité et des sympathies humaines élargies qu’une ouverture à l’inattendu peut cultiver.
Le fait d’apprécier les enfants comme des dons ou des bénédictions ne signifie pas, bien sûr, rester passifs face à la maladie. L’intervention médicale pour guérir ou prévenir la maladie, ou pour restaurer la santé ne désacralise aucunement la nature, mais elle l’honore plutôt. La guérison d’une maladie ou d’une blessure ne contourne pas les capacités naturelles d’un enfant. Mais elle leur permet de s’épanouir.
La perception de la vie comme un don ne signifie pas non plus que les parents doivent s’empêcher de façonner et de conduire le développement de leur enfant. Tout comme des athlètes et des artistes doivent cultiver leurs talents, les parents ont l’obligation de cultiver leurs enfants, de les aider à découvrir et à développer leurs talents et leurs dons. Comme May le souligne, les parents donnent à leurs enfants deux genres d’amour: un amour qui accepte et un amour qui transforme. L’amour qui accepte valorise l’être de l’enfant, tandis que l’amour qui transforme cherche le bien-être de l’enfant. Chaque aspect corrige les excès de l’autre, écrit-il: «L’attachement devient trop paisible s’il se réduit à une simple acceptation de l’enfant tel qu’il est.» Les parents ont le devoir de promouvoir l’excellence de leurs enfants.
Ces jours, cependant, des parents un peu trop ambitieux sont prompts à se laisser emporter par cet amour qui transforme – promouvant et exigeant toutes sortes de performances de la part de leurs enfants, recherchant la perfection. «Les parents trouvent difficile de maintenir un équilibre entre les deux aspects de l’amour,» observe May. «L’amour qui accepte, sans l’amour qui transforme, glisse vers une indulgence et finalement une négligence. L’amour qui transforme, sans l’amour qui accepte, tourmente et finit par rejeter.» May trouve dans ces impulsions en compétition un parallèle avec la science moderne: elle aussi nous pousse à voir le monde qui nous entoure, à l’étudier et à en profiter, mais aussi à le façonner en le transformant et en le perfectionnant.
Le mandat de façonner nos enfants, de les cultiver et de les améliorer, complique la réflexion contre cette «amélioration». En général, nous dirons des parents qui cherchent le meilleur pour leurs enfants, qui ne ménagent pas leurs efforts pour les aider à être heureux et à réussir dans la vie. Certains parents offrent des avantages à leurs enfants en les inscrivant dans des écoles coûteuses, en engageant des professeurs privés, en les envoyant dans des camps de tennis, en leur offrant des leçons de piano, des cours de ballet, de natation, etc… S’il est permis et même admirable pour des parents d’aider leurs enfants de ces manières, pourquoi n’est-il pas tout aussi admirable pour des parents d’utiliser des technologies génétiques émergentes (dans la mesure où elles sont sûres) pour améliorer l’intelligence, les capacités musicales ou les prouesses athlétiques de leurs enfants?
Pour une excellente discussion de l’éthique des «enfants sur mesure», voir Michael J. Sandel, «The Case Against Perfection» dans Atlantic Monthly (Avril 2004), 50-62.

4.    Sandel pose la question suivante: «S’il est permis et même admirable pour des parents d’aider leurs enfants de ces manières, pourquoi n’est-il pas tout aussi admirable pour des parents d’utiliser des technologies génétiques émergentes (dans la mesure où elles sont sûres) pour améliorer l’intelligence, les capacités musicales ou les prouesses athlétiques de leurs enfants?»




5.  L’étude de cas ci-dessus parle d’un «amour qui accepte» et d’un «amour qui transforme». Certains parents basculent trop dans l’un ou dans l’autre. Pensez-vous avoir reçu plus d’«amour qui accepte» ou d’«amour qui transforme» de la part de vos parents? Discutez. Généralement dans votre société, les parents tendent-ils plus vers l’un ou l’autre de ces deux types d’amour? Discutez.




6.    Comme discuté auparavant, des femmes enceintes comme la mère de Samson (Juges 13:4-5, 7) et Elizabeth (Luc 1:24) s’astreignaient à un régime particulier et/ou à un confinement pour assurer une naissance saine et à terme. Comment les styles de vie du 21ème siècle ont-ils affecté la santé des mères et de leur enfant à naître pendant leur grossesse, aussi bien positivement que négativement?




Pour aller plus loin:

Roy B. Zuck, Precious in His Sight, pp. 50-57.

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