En Inde, plus de 250 millions de personnes sont privés des droits humains fondamentaux et de leur dignité, selon Joseph D’Souza.[i]
Le système des castes est enraciné dans un ancien mythe qui dit que du corps de Dieu sont nées quatre castes majeures. La caste la plus basse a été soi-disant tirée des pieds de Dieu. Pourtant, les Indiens ne pensent pas que les Dalits aient été tirés du corps de Dieu, c’est pourquoi ils ont été (et sont toujours) considérés comme hors-castes et intouchables. En fonction de ce mythe, ils sont traités comme s’ils n’étaient jamais nés. Chaque Dalit endure une honte et un rejet douloureux, un sentiment de désespoir qui est si enraciné culturellement dans leur personnalité que seule l’œuvre transformatrice du Seigneur Jésus peut refaçonner leur vision du monde. Le terme «dalit» signifie en réalité «brisé» ou «écrasé». Les Dalits représentent 24% de la population indienne (qui, selon l’ONU, se montera à 1'395 millions en 2025), soit 334 millions de personnes.
Dans la parole de Dieu, il est dit que quand Dieu a créé l’homme, il l’a créé à son image, selon sa ressemblance. « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme» (Genèse 1.27). Il n’y a pas de distinction ou de hiérarchie en fonction du sexe ou de la caste dans la façon dont Dieu a créé l’homme. Personne ne devrait être traité comme s’il n’était jamais né. Depuis des milliers d’années, les Dalits ont été directement ou indirectement oppressés.
Dans la parole de Dieu, il est dit que quand Dieu a créé l’homme, il l’a créé à son image, selon sa ressemblance. « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme» (Genèse 1.27). Il n’y a pas de distinction ou de hiérarchie en fonction du sexe ou de la caste dans la façon dont Dieu a créé l’homme. Personne ne devrait être traité comme s’il n’était jamais né. Depuis des milliers d’années, les Dalits ont été directement ou indirectement oppressés.
Après 25 ans au service de Dieu, Joseph D’Souza décrit ci-dessous le moment transformateur qui l’a amené à tourner son attention vers les enfants Dalits d’Inde, en développant une éducation qui se concentre sur la transmission d’une vision du monde biblique et sur la maîtrise de la langue anglaise.
«Cela s’est passé en 2000, alors que nous terminions une réunion importante avec les responsables des Dalits. Ils nous encouragèrent à nous engager dans la mission de Jésus parmi eux et de ne pas être sur la défensive à la lumière des attaques sur les chrétiens par des forces extrémistes hindoues. Les deux responsables étaient Udit Raj[ii] et le professeur Kancha Ilaiah.»[iii]
«Quand je leur ai demandé quel aspect de la mission de Jésus ils souhaitaient que nous entreprenions auprès des Dalits, ils nous répondirent: «Libérez nos enfants. Libérez-les en leur donnant une éducation scolaire de qualité, en anglais, avec une vision biblique du monde qui enseigne l’égalité des êtres humains, leur valeur en tant qu’humains et le fait que Jésus les aime.»
«Quand ils furent sondés plus profondément, ils nous demandèrent si nous étions conscients du fait qu’il y avait plus de 40 millions d’enfants qui travaillaient en Inde, du fait que 15 millions d’enfants se trouvaient dans une forme ou une autre d’esclavage, la grande majorité étant des enfants de tribus ou de castes inférieures, ainsi que du fait que le grand nombre d’enfants utilisés dans le commerce du sexe provenaient là encore des Dalits et des castes inférieures.»
«Finalement, ils soulignèrent le fait que pour briser le cycle de l’esclavage parmi les Dalits, nous devions le briser avant que les enfants ne commencent à se percevoir comme des esclaves, des intouchables, des tribus criminelles, abandonnées et punies par Dieu dans cette vie, inutiles et sans valeur.»
«J’étais déjà actif dans la mission depuis 25 ans lorsque ce moment décisif pour ma vie et mon organisation s’est produit. J’ai clairement vu que la clé pour la transformation des Dalits, la clé pour la transformation de l’Inde et la clé pour que l’Inde soit impactée par le royaume de Dieu consistait à libérer les enfants dalits et ceux des autres castes inférieures.»
«En 2010, nous aurons ainsi nos 100 premières écoles. Tout ceci m’a entraîné à m’impliquer dans la lutte pour la justice sociale pour le peuple Dalit. Les responsables Dalits de la nation indienne nous croient parce que nous avons répondu à leur cri pour la liberté, commençant par leur cri pour la libération de leurs enfants.»
«Ainsi, la vision de 1000 écoles est née lorsque nous cherchions à offrir un accès à l’éducation à tous les Dalits. La langue anglaise leur permettrait d’accéder à toutes les professions, et non seulement aux plus viles. La vision biblique du monde aiderait tous les Dalits à découvrir leur véritable identité d’enfants de Dieu créés à son image. Cela augmenterait la probabilité que la liberté religieuse soit pratiquées dans toutes les régions de l’Inde.»[iv]
[i] Joseph D’Souza est le président international du Mouvement de Libération des Dalit et du All India Christian Council, OM India, et président de Transform World India 2006, rencontre à laquelle ont participé plus de 1000 leaders de toute l’Inde
[ii] Udit Raj (Ram Raj) est le président national du Justice Party et de la Confederation of Scheduled Caste/Scheduled Tribe Organizations.
[iii] Kancha Ilaiah, professeur à l’Université Osmania, appelle l’église chrétienne à se concentrer sur l’abolition de l’intouchabilité et de la discrimination des castes en Inde. Il a inventé l’expression « démocratie spirituelle » ou égalité humaine devant le Créateur. Il souligne que le christianisme biblique offre une culture d’acceptation et d’égalité. L’Inde ne peut pas découvrir cette vérité en dehors de la Bible. Kancha défend l’idée que les Dalits entrent dans l’espace démocratique spirituel disponible au sein de la tradition biblique du christianisme pour découvrir leur véritable identité et leur dignité ainsi que les implications socio-spirituelles qui l’accompagnent.

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