lundi 23 avril 2012

Brochure 4/14 - 17 - Le défi social


Les enfants et les jeunes – les 4/14 ans – peuvent contribuer grandement à un changement social positif. Ce qui manque souvent, ce sont des adultes qui croient en eux et, par conséquent, les jeunes ne croient pas en eux-mêmes. La plupart des enfants et des jeunes répondent bien aux défis, et ils peuvent contribuer de façon importante à l’amélioration de leur environnement et de leurs sociétés.

Il est malheureux que les 4/14 ans d’aujourd’hui soient trop souvent protégés de tels défis et qu’on ne leur donne pas l’opportunité d’utiliser et de développer leurs dons. De nombreux adultes ont une idée erronée que les enfants sont stressés, et qu’ils ne devraient pas être «chargés» par des responsabilités supplémentaires. Mais, comme nous le rappelle William Damon, auteur du livre Greater Expectations, «contrairement à ce que pensent certains adultes, ils n’ont pas vraiment besoin de rentrer chez eux après leur journée de six heures de travail et de se détendre devant la TV. Ils ont besoin d’investir pleinement et joyeusement leur énergie pour construire quelque chose de valable. Le stress ne se développe pas chez un enfant parce qu’il est occupé; il prend place plutôt lorsque l’enfant reçoit un message contradictoire à son sujet et qu’il expérimente des événements difficile dans sa vie au-delà de son contrôle. Des activités dont les enfants sont satisfaits et des réalisations dont les enfants sont fiers les aident à évacuer leur stress plutôt qu’à l’amplifier. Des activités qui offrent un service authentique à d’autres sont idéales dans ce sens.»[i]

C’est un fait que lorsque des enfants et des jeunes reçoivent un défi de taille et porteur de sens, que ce soit intentionnellement par des adultes pleins de sagesse ou «accidentellement» au travers de nécessités induites par un désastre ou une obligation, il s’adaptent en général promptement à de telles exigences. Quand ils reçoivent un tel défi, Damon remarque que les enfants ont toujours «mis la main à la pâte avec énergie et fierté, avec toute la vigueur naturelle de l’enfance. De telles expériences ont donné à ces enfants des occasions inestimables d’apprendre la responsabilité personnelle et sociale. Pour dire les choses à l’ancienne, ce furent des expériences formatrices au niveau du caractère.[ii]

William Damon poursuit: «En sous-estimant systématiquement les capacités de l’enfant, nous limitons son potentiel de croissance. En n’exposant pas les enfants à l’attente qu’ils servent les autres … nous les empêchons d’acquérir un sens de responsabilité personnelle et sociale. Nous laissons l’enfant se vautrer dans rien de plus que la gratification de ses envies momentanées. Au bout du compte, cette orientation constitue une forme particulièrement insatisfaisante d’égocentrisme, car elle met l’accent sur un égo personnel qui n’a aucun talent particulier ni aucun service valable à offrir aux autres. Paradoxalement, en offrant à l’enfant un objectif qui le transcende, une orientation vers le service, cela débouche sur une croyance en lui-même beaucoup plus sécurisée.»[iii]

Le résultat de la présence et de la puissance surnaturelle de Dieu en réponse au défi social entraîne la liberté et l’encouragement de la population.
En 2006, d’après un rapport des Nations Unies, la Norvège arrivait au premier rang dans le monde en termes de développement humain. Le concept de développement humain, selon les Nations Unies, inclut la richesse, l’espérance de vie, l’éducation, la liberté humaine, la dignité et l’action humaine (le rôle des gens dans le développement). Il est remarquable que la Norvège soit la seconde nation du monde en ce qui concerne les dons financiers par habitant. La Norvège s’est profilée dans chacune des six premières années du vingt-et-unième siècle comme un modèle de développement de communauté humaine. Comment cela est-il possible? Quelle en est l’explication?
Dans un article du Dagbladet écrit le 11 juin 1998 par Arild Stubhaug, auteur et expert du développement de la Norvège, le succès de la Norvège contemporaine est attribué à un jeune homme qui n’était qu’un simple fils de fermier. Il relate le récit de la rencontre de Hans Nielsen Hauge avec Dieu le 5 avril 1796. La vie et l’œuvre de Hauge a conduit à de nouveaux mouvements démocratiques autant parmi les fermiers que parmi les citadins.
L’exemple suivant est une autre démonstration de la façon dont Dieu a œuvré dans un contexte urbain au travers de son corps. Le travail d’une seule église à Sao Paulo, au Brésil, a apporté une nouvelle vie à l’un des quartiers les plus dangereux et les plus pauvres de la ville. Le second exemple est tiré d’un combat contemporain pour la liberté des centaines de millions d’intouchables en Inde. Vous y découvrirez la façon dont Dieu amène une réforme au travers de son peuple, réforme dont l’impact pour se révéler comparable à celui de la réforme protestante.

[i] William Damon, Greater Expectations (Free Press Paperbacks: New York, 1995), p. 84.
[ii] Ibid pp. 84, 85
[iii] Ibid p. 86.

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