lundi 26 mars 2012

Brochure 4/14 - 15 - Le résultat de la transformation de la pauvreté d’une nation

Le résultat de la puissance transformatrice de Dieu dans une nation se produit alors que le peuple de Dieu est réconcilié et qu’il se lève pour accomplir ses desseins dans la construction d’une nation. Pour que le mot transformation puisse être correctement appliqué dans une communauté, un changement doit être évident non seulement dans la vie de sa population, mais aussi dans la structure de ses institutions.  Les habitants doivent avoir une santé suffisamment bonne pour pouvoir travailler de manière productive; ils doivent avoir des ressources suffisantes pour satisfaire à leurs besoins de base et vivre au-dessus du seuil de pauvreté. «Une communauté transformée émerge lorsque les individus comme les institutions sont envahis par le royaume de Dieu.»[i] Le fleuve de vie commence à couler dans des communautés où la mort avait régné, entraînant la guérison de la nation (Ap. 22).
L’histoire de la transformation du Rwanda est une histoire de réconciliation et d’éducation, avec un accent sur l’éducation des futurs dirigeants du pays dans une perspective biblique du monde.
Le génocide rwandais a été chargé d’une horreur dépourvue de sens. Comptant déjà parmi les pays les plus pauvres d’Afrique, le Rwanda couvait certaines des pires tensions communautaires et ethniques du monde moderne.
Au cœur du génocide, un simple coup de sifflet signalait le début et la fin des tueries. Ensuite, les organisateurs comptaient les corps. Les meurtriers utilisaient des machettes, des cannes, des pistolets et n’importe quel outil émoussé qu’ils pouvaient trouver pour infliger à leurs victimes autant de douleur que possible. Aucun Tutsi n’en était exempt, et il ne suffisait pas de les tuer; il fallait qu’ils souffrent. Le résultat? Plus de 15% des enfants du Rwanda sont orphelins suite au génocide, et 2 autres % sont des orphelins du SIDA, qui sont aussi sociologiquement liés au génocide.
En l’espace de seulement cent jours, entre avril et juin 1994, entre 800 et 900'000 Rwandais ont été massacrés. Chaque minute de chaque jour, quelqu’un, quelque part, se faisait tuer, demandant grâce mais ne l’obtenant jamais – 10'000 par jours, 400 par heure, sept par minute.

Craignant que le Rwanda ne perde une génération tout entière, l’évêque John Rucyahana fonda le Blessed Mustard Seed Babies Home Orphanage (Orphelinat pour bébés du grain de moutarde béni) et l’école Sonrise pour les enfants, qui cible principalement ces enfants laissés orphelins par le génocide et le SIDA.
«L’école Sonrise fut l’un des efforts investis de manière importante. Nous avons plus de mille étudiants à ce jour, dont la plupart sont des orphelins (plus de la moitié d’entre eux). Certains d’entre eux ont vu leurs parents frappés à mort, mais ce sont aujourd’hui des jeunes gens remplis d’espérance. Non qu’ils aient oublié leur passé, mais ils ont pardonné. Ils savent qu’il leur faut échanger la disparité contre l’espoir. Nous les préparons pour un service futur dans le leadership et les défions à faire du Rwanda une meilleure nation. Cela est reflété, par conséquent, dans la transformation de leur caractère et dans leurs performances académiques, mais nous n’oublions pas que tout cela découle du fait qu’ils connaissent la source de leur guérison et la source de leur transformation est l’amour du Seigneur Jésus-Christ qui nous rend capable de les aimer et de les servir.»
«Je suis heureux de partager avec vous que cette année (2009) tous nos étudiants ont passé l’examen national, tant au niveau de l’école élémentaire qu’au niveau supérieur. Un de nos étudiants est même arrivé au deuxième rang national, étant premier en mathématiques et en langues. L’école est classée parmi les dix meilleures du pays au niveau académique.
Depuis le jour où nous avons ouvert les portes de Sonrise, nous n’avons jamais vu d’étudiant expérimenter une attaque de panique post-traumatique. Cela n’implique pas que nous avons une école surnaturelle, mais que nous travaillons sérieusement et en profondeur pour suivre nos étudiants en relation d’aide et pour les défier quand à leur responsabilité pour bâtir l’avenir de leur nation. Cela les rend non seulement capables de d’étudier, mais aussi de savoir et de concevoir qu’ils ont un devoir à accomplir dans leur vie pour leur pays. Cela semble accélérer leur guérison. Nous avons aussi pu les protéger d’une expérience stigmatisante, car nous les avons mélangés avec des étudiants qui ont une famille.»[i]

[i] John Rucyahana, The 4/14 Window, email envoyé à l’auteur, 24 janvier 2009


[i] George Otis, Jr., “International Fellowship of Transformation Partners Definition and Values,” Transform World Indonesia 2005,  Mai 2005.

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