mercredi 1 février 2012

Brochure 4/14 - 10 - Le résultat de la transformation de l’intelligence, c’est la transformation de la culture et de la nation


Comme dans le cas de Daniel, le renouvellement (ou metamorphosis) de l’intelligence (Romains 12.1-2) peut entraîner la transformation de la culture. Le manifeste d’une nouvelle école de pensée influente sur le progrès humain et la construction d’une nation s’intitule: «Culture Matters: How values shape human progress», de Samuel P. Huntington et Lawrence E. Harrison.[i] D’éminents spécialistes et journalistes réfléchissent à comprendre pourquoi, au début du vingt-et-unième siècle, le monde est plus divisé que jamais entre les riches et les pauvres, entre ceux qui vivent dans la liberté et ceux qui sont sous l’oppression. La conclusion suivante résume leurs découvertes.  Les valeurs culturelles façonnent le développement des nations. Elle offre des indices importants sur les raisons pour lesquelles certains pays et groupes ethniques/religieux s’en sont sortis mieux que d’autres, non seulement en termes économiques, mais aussi en lien avec la consolidation des institutions démocratiques et de la justice sociale. L’ex-premier ministre de Singapour Lee Kuan Yew a dit: «Plus que son économie, plus que sa politique, la culture d’une nation va déterminer son sort.»[ii] Dans notre monde, il n’y a pas de plus grand exemple de deux nations partageant les mêmes racines familiales et qui pourtant ont développé deux cultures totalement différentes et deux sorts opposés que les Corées du Nord et du Sud.

Deux nations sœurs, deux cultures différentes
Afin d’éviter les comparaisons pénibles, il nous faut utiliser une échelle de mesure objective. Deux indicateurs de transformation d’une nation[i] sont la prospérité économique et la liberté religieuse.
En 1953, la Corée du Sud était le pays le plus pauvre de toute l’Asie. Elle est aujourd’hui la troisième nation la plus prospère d’Asie, la dixième dans le monde, et ses citoyens jouissent d’une liberté de religion incomparablement supérieure à ceux de la Corée du Nord. En contraste, après 55 ans, la Corée du Nord reste parmi les nations les plus pauvres du monde. Les plus grandes différences entre les deux Corées touchent à l’éducation des enfants. Une bonne partie de l’éducation Sud Coréenne est issue de la vision du monde chrétienne fortement influencée par les églises et par leur impact sur les gens. En contraste, la Corée du Nord s’accroche obstinément à une philosophie athée de l’éducation.
L’histoire suivante vient de Corée du Nord; elle illustre l’importance de l’éducation de la petite enfance, mais démontre combien il est impératif pendant une période si formatrice de ne pas se contenter d’informer les cerveaux, mais d’inculquer une vision du monde correcte, marquée par des valeurs correctes et par un sens de direction.
Le révérend Nam Soo Kim, fondateur coréen de Promise Ministries à New York City, a commence à visiter la Corée du Nord en 1993 avec l’intention de voyager dans le pays pour chercher des moyens de répondre aux besoins des gens. Après avoir vu la Corée du Nord, la formation des enfants est devenue sa principale priorité dans la mission, avec l’espoir d’inspirer une vision du monde biblique et un engagement envers le Dieu créateur. Cette expérience fut pour lui un moment transformateur dans sa vie qui entraîna un très fort engagement.
Le révérend Nam Soo Kim découvrit le secret de la formation des enfants dans une perspective athée. Il put observer les effets produits lorsque les enfants sont enlevés à leurs parents dans leur petite enfance pour les former dans un environnement communiste. Il réalisa qu’il s’agissait là d’une tactique de rééducation pour promouvoir le programme de l’état communiste, et que cette stratégie était efficace. Elle produisait un fondement inamovible, rarement ébranlé par des influences extérieures, telles que la persécution, la famine et les changements dans les pays voisins. Kim observa des enfants qui, dès leur naissance, étaient séparés de leurs parents et envoyés dans une nurserie de l’état où il/elle était consacré au régime communiste et à son «Grand Dirigeant». L’enfant y apprendra aussi l’idée «Juche» jusqu’à ce qu’il l’accepte complètement comme toute sa vie.
«Juche», à l’origine la version nord-coréenne du communisme marxiste, est devenue la nouvelle religion mondiale, avec plus d’adhérents que le judaïsme, le sikhisme, le jaïnisme ou le zoroastrisme. Elle a été étudiée, expérimentée et révisée tout au long de ces 50 dernières années. Elle est devenue un nationalisme religieux centré sur le «Cher Dirigeant Kim Il Sung» qui remplace toutes les autres religions en tant que religion d’état.
L’enfant nord-coréen passe toute son enfance dans cet environnement. Il va développer et pleinement absorber une version coréenne de vision du monde, de perspective historique et sur la création. Sans le moindre choix, il apprend ainsi et établit ses buts pour la vie.
Cette découverte a produit une repriorisation de l’accent du Dr. Kim sur la mission globale en direction de l’éducation des enfants pour servir les desseins de Dieu. Il a commencé à écrire sa vision en 1999 dans le «Monthly Korea Forum».


[i] Les indicateurs de transformation des nations ont été préparés par le Joshua Project et sont basés sur plus de 100 indicateurs séparés, puis classes en spirituels, humanitaires et comportementaux, qui sont ensuite pris en compte de façon égale pour former l’indicateur transformationnel composite pour ce pays.

[i] Samuel P. Huntington, Lawrence E. Harrison, Culture Matters: How Values Shape Human Progress (New York, NY: Basic Books, 2000).

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