lundi 13 février 2012

Brochure 4/14 - 12 - Le défi physique et de la santé, exemple de l'Ouganda

En 1983, le SIDA était décrit en Ouganda comme la «maladie d’amaigrissement» («slim disease»), en raison de ses caractéristiques qui rongent le physique. En 1992, l’espérance de vie dans ce pays avait chuté à 42 ans, et en 1993, près d’un tiers de la population de Kampala était porteur du virus du SIDA. Aucune autre nation dans le monde n’avait besoin d’une transformation sociale aussi drastique que l’Ouganda.
Pourtant, en seulement 10 ans, une transformation remarquable a pris place dans ce pays. En 2004, seuls 6% de la population était HIV positive. C’était 24% de moins que les chiffres enregistrés en 1993.

L’histoire de la transformation de l’Ouganda peut être attribuée à plusieurs personnes qui ont reconnu la crise et qui ont été touchés par le besoin d’y répondre. Une de ces personnes ayant décidé de faire quelque chose était un homme d’affaire du nom de Stephen Langa. Langa sert aujourd’hui comme directeur du Family Life Network. L’approche de Langa était basée sur une vision du monde biblique et sur un respect et une obéissance à la Parole de Dieu.
Il démarra une ONG en partenariat avec la Première Dame du pays. Museveni. Elle dit alors: «C’était plus qu’une maladie, c’était un désastre national. Notre seul espoir consistait à sonner l’alarme.»

C’est ce qu’ils firent en instituant une campagne de prévention True Love Waits («L’amour vrai attend») qui introduisit du matériel d’éducation à l’abstinence dans les écoles.

«Les écoles fermaient pendant quatre heures de suite pour nous permettre d’apporter True Love Waits aux enseignants.»[i] True Love Waits, basé sur une vision du monde biblique, entraîna un changement de comportement. L’acronyme ABC fut utilisé pour mettre l’accent sur Abstinence, Being Faithful (Être fidèle) et Christ (au lieu de Condom). Les chercheurs attribuent le succès de la diminution du SIDA à la promotion par le gouvernement Ougandais de tels «comportements ABC». Cette campagne entraîna une augmentation manifeste de l’abstinence et de la fidélité.

Langa expliqua que ce changement de comportement à partir d’une vision biblique du monde avait trois fondements principaux: 1) l’identité d’un être humain – créé à l’image de Dieu, 2) la nature de la réalité actuelle – l’appréciation tant du monde physique que du monde spirituel, et 3) l’avenir – comprendre dans quelle direction l’histoire avance (selon la Bible vers une fin glorieuse qui contraste fortement avec une perspective culturelle africaine affirmant qu’elle est un cycle vicieux indéfini.)

Langa était l’un des cinq auteurs du premier projet de politique nationale sur l’abstinence et la fidélité intitulé: «Politique nationale ougandaise d’abstinence et de fidélité et Stratégie de prévention contre la transmission du SIDA.»

Le 2 juillet 2007, un débat fit rage à la Chambre des Représentants américaine à Washington D.C. sur un amendement qui aurait rétabli un financement pour des programmes d’éducation à l’abstinence pour combattre le SIDA en Afrique.

Le Dr. Edward Green, un anthropologue et scientifique de Harvard en fut le témoin. Green est l’un des principaux experts mondiaux sur la transmission du SIDA. Il était tout d’abord opposé au modèle ABC, et particulièrement à l’accent sur l’abstinence. Cependant, Green changea d’opinion à ce sujet en voyant le succès du modèle ougandais.

Le Dr. Green a témoigné devant le Congrès de l’impact transformateur du modèle ougandais en comparaison avec celui d’autres nations. Cette approche a également apporté des changements sociaux positifs dans 6 autres nations en lutte contre le SIDA en Afrique: le Kenya, le Zimbabwe, l’Ethiopie, la Namibie, la Tanzanie et la Zambie.



[i]Stephen Langa, (Executive Director, Family Life Network en Ouganda, dans une discussion avec l’auteur, Corée, avril 2006.

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