Même si l’éducation primaire et secondaire est un objectif digne d’être poursuivi, si les enseignants et les personnes qui dirigent les écoles ne sont pas disciples de Christ, la vision du monde enseignée ne transformera pas les intelligences des 4/14 ans pour qu’ils puissent discerner la volonté de Dieu pour leur vie (Romains 12.1-2). Dans de nombreux pays, l’éducation des enfants a été ôtée de la juridiction des parents et de l’église.
L’éducation séculière affaiblit plutôt qu’elle n’éclaire notre compréhension de la «véritable réalité» que la Bible prend pour acquise. Toute notion que Dieu existe, ou que nous devions quoi que ce soit à un Créateur a été éradiquée.[i] Des visions du monde naturalistes et le rationalisme ont conspiré pour nous conditionner contre le surnaturel, voire à le mépriser, et nos sociétés sabotent la bénédiction de Jésus qui est «venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance» en forçant les enfants du monde entier à se faire enseigner dans une philosophie qui ôte à Dieu sa juste place.
Cela n’est pas nouveau, et le défi de l’éducation séculière peut être surmonté. Considérons Daniel et ses trois amis (Daniel 1). Ils n’étaient que de jeunes garçons, entre 11 et 14 ans. Ils ont été enlevés de leurs familles et emmenés dans une culture païenne à Babylone. Comme les changements de noms donnés aux résidents locaux de la péninsule coréenne au début du vingtième siècle et quelque années plus tard en Union Soviétique après la révolution russe, Daniel et ses amis reçurent des noms païens à la place de leurs noms de naissance, associés avec le seul vrai Dieu.
Le plan consistait à les gagner gentiment à Babylone, à transformer leur pensée jusqu’à ce qu’ils soient complètement captivés par les formes de pensée, la vision du monde, la culture, la religion et le style de vie babyloniens. Le système babylonien d’éducation publique avec sa prétention à un sécularisme qui touche toutes les sphères de la vie nous fait penser au système d’éducation publique mis en place par nos gouvernements actuels.
Alors que nous considérons les systèmes d’éducation publique dans nos nations au début du vingt-et-unième siècle, le livre de Daniel nous rappelle constamment que Dieu est suprême, qu’il est en contrôle, que nous pouvons lui faire confiance. A plus d’une reprise, par exemple, le puissant roi Nebucadnetsar de Babylone es touché au point de dire au sujet de Dieu: «Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.» (Daniel 4.3, 34). Suite à ses propres épreuves survenues après son reniement du Dieu de l’univers, le roi Nebucadnetsar finit par promulguer un décret: «J'ordonne que, dans toute l'étendue de mon royaume, on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel. Car il est le Dieu vivant, et il subsiste éternellement; son royaume ne sera jamais détruit, et sa domination durera jusqu'à la fin» (Daniel 6.26).
Nous pouvons aujourd’hui apprendre de ceux qui nous ont précédés – de Daniel et ses amis, d’éducateurs comme Augustin, et d’autres qui sont restés fidèles au service des desseins transformateurs de Dieu. Une approche transformationnelle de l’éducation commence avec le postulat de base que toute vérité est vérité de Dieu. L’héritage de Saint Augustin est qu’il en va du devoir du chrétien que d’apprendre autant que possible sur autant de choses que possible, y compris la recherche scientifique, la poursuite de la connaissance et de la beauté, en reconnaissant que Dieu est l’ultime source de toute vérité et de toute beauté. Nous encourageons donc les parents et leurs enfants à faire preuve de discernement dans ce qu’ils apprennent, quel que soit leur contexte éducatif, et à rejeter ce qui est anti-chrétien, à accepter et à utiliser ce qui est vrai, et à transformer par l’Evangile la connaissance et la culture «séculière» en un «or égyptien» utile pour servir et adorer Dieu (Exode 35.20-29).
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