Quelques conseils pratiques
Nous avons constaté que beaucoup de comportements inadéquats découlent du fait que les parents n’imposent pas une saine discipline à leurs enfants. Il y a trois types de conséquences : naturelle, par réparation, par soustraction.
· Conséquence logique naturelle : c’est la plus simple et la plus facile à comprendre. Elle est reliée logiquement au comportement inadéquat. Par exemple, un enfant salit le plancher avec ses chaussures boueuses. Comme conséquence logique et naturelle de son geste, il devra essuyer ou laver la partie du plancher qu’il a salie.
· Conséquence logique par réparation : la réparation permet de compenser le tort fait à la victime d’’une agression. Elle vise aussi à rétablir chez l’agresseur une image positive de lui-même. Par exemple un enfant humilie un camarade en le traitant de « stupide ». Un geste réparateur consisterait à obliger l’enfant coupable à désigner une qualité de sa victime et à s’excuser auprès d’elle.
Diane Chelsom-Gossen a décrit les caractéristiques d’une réparation. Les voici, reprises de façon succincte : - A un lien avec l’erreur commise.
- Est reliée à une valeur importante, familiale ou sociale.
- Vise à compenser un tort.
- Impose un effort raisonnable de la part du fautif.
- Vise l’apprentissage de comportements positifs.
- Cherche à éliminer la répétition des erreurs.
- Vise l’apprentissage de l’autodiscipline et du sens des responsabilités.
· Conséquence logique par soustraction : elle est pertinente quand un enfant perturbe un groupe ou une activité et que, malgré les interventions et le soutien de l’adulte, l’enfant continue à déranger. On le retire alors du groupe ou de l’activité.
Cette forme de conséquence est assez populaire, car après les écarts de conduite des enfants, la majorité des parents ont tendance à leur enlever un privilège ou à restreindre leur liberté. Cette frome de conséquence est bénéfique si on aide l’enfant à s’apercevoir que le retrait d’une activité ou d’un privilège survient parce qu’il n’a pas assumé ses responsabilités envers les autres, et qu’il peut racheter un privilège ou réintégrer une activité s’il se montre responsable.
La conséquence par soustraction est parfois inévitable pour stopper un comportement perturbateur d’un enfant, pour le protéger et réintroduire l’harmonie dans un groupe. On l’utilise pour permettre à l’enfant de prendre une distance par rapport à une situation conflictuelle, de s’arrêter pour se détendre et d’être prêt à réfléchir à sa responsabilité. Ainsi, elle fournit à l’enfant l’occasion de prendre conscience de ses actes et de mieux juger son comportement. On doit utiliser cette forme de conséquence de façon très sélective, après avoir échoué dans les autres interventions. Utilisée trop fréquemment, elle risque d’étiqueter l’enfant ou d’alimenter une image négative de lui-même.
Voici quelques exemples de comportements répréhensibles et leurs conséquences :
| Comportement | Valeur en cause | Conséquence logique et naturelle | Conséquence logique par réparation | Conséquence logique par soustraction |
| Courir dans la maison | Sécurité | Arrêter l’enfant et lui faire exercer la marche | | |
| Crier sans raison dans la maison | Respect des autres | | | Retirer l’enfant dans une pièce où les cris n’importunent personnes |
| Crier dans un endroit public | Respect des autres | | | Quitter les lieux |
| Dire des mots blessants à une personne | Respect des autres | | Faire un geste positif ou dire quelque chose de gentil à la personne. S’excuser. | |
| Laisser des objets éparpillés sur le plancher | Sécurité | Ranger les objets avant d’entreprendre toute autre activité | | |
| Sortir de la cour sans permission | Sécurité | | | Jouer à l’intérieur de la maison pendant un certain temps |
| Refus de manger au repas |
- 21 Septembre 2010
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