mercredi 24 août 2011

Plus de Toi, moins de moi - Chapitre 33

Participants de la nature divine
« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise… » (2 Pierre 1:3-4).
Par les promesses de Dieu, nous devenons participants de la nature divine ! Qu’est-ce que l’apôtre entend par là ? Le mot grec utilisé pour participant est koinonos, lui-même dérivé de koinonia, qui signifie communion. Cela nous donne une première indication, car dans la Bible, le mot communion à une signification très profonde. Ce n’est pas seulement prendre la Cène, ou boire une tasse de thé avec les autres à la fin du culte. Dans l’idée de communion, il y a une idée d’échange intime, que je fais partie de l’autre et l’autre de moi. C’est cette dimension qui pousse un homme et une femme à devenir une seule chair (Genèse 2:24), l’église à être un cœur et une âme (Actes 4:32) ou le peuple d’Israël à se lever comme un seul homme (1 Samuel 11:17). C’est la dimension que l’on trouve de toute éternité au sein de la Trinité divine. Wesley résume le sens du mot « participant » de la manière suivante : « Être renouvelé dans l’image de Dieu et être en communion avec lui, de telle sorte que nous demeurons en Dieu et lui en nous. » Cette notion de participer à la nature divine est donc très importante. Il ne s’agit pas d’un concept panthéiste où nous deviendrions Dieu nous-mêmes ! Non, c’est là une vision du monde qui vient tout droit de l’enfer.
Le mot koinonos se retrouve dans plusieurs textes, qui peuvent nous aider à en saisir les nuances :
Luc 5:10 nous parle de Jacques et Jean, les fils de Zébédée, associés (koinonos) de Pierre.
2 Corinthiens 1:7 : « Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part (koinonos) aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. »
Le mot nature, quand à lui, est le mot grec phusis, qui signifie croissance, par germination ou par expansion. Par extension, il englobe l’idée d’une production naturelle (une descendance) et, par extension, la notion de gêne ou d’espèce. La chute a fait de nous un organisme génétiquement modifié, pervertissant l’image de Dieu en nous. Notre nouvelle naissance restaure en nous l’ADN divin. Le dictionnaire biblique Thayer la définit comme « la somme des caractéristiques et des aptitudes intrinsèques par lesquelles une personne diffère des autres. »
En Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre sont réconciliés. La nature divine est dans les cieux. La nature terrestre est sur terre. Depuis la chute, les deux étaient inextricablement séparées, sans possibilité de communion. Mais par son incarnation, Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ. Un pont a été tissé entre le ciel et la terre. Et par la mort et la résurrection de Jésus, un autre pont a été tissé de la terre jusqu’au ciel. En Christ, les cieux et la terre sont réconciliés. L’homme participe à la nature divine, n’est plus limité aux lois et aux réalités naturelles.
14 Février 2010

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