mercredi 24 août 2011

Plus de Toi, moins de moi - Chapitre 32

L’autorité dans la prière
Jésus arrive enfin à Béthanie, mais trop tard. Lazare est mort depuis trois jours. Cependant, apprenant l’arrivée de Jésus, Marthe s’élance à sa rencontre : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera » (Luc 11:21-22).
Quelle foi ! Un homme qui a une telle puissance dans la prière que tout ce qu’il demande à Dieu lui est accordé ! Et Jésus n’a pas cherché à changer cette image que Marthe avait de lui. Quelques versets plus loin, devant le tombeau de Lazare, il dira dans la prière : « Je savais que tu m’exauces toujours » (Jean 11:42). Bon, c’est Jésus, me direz-vous. C’est normal ! Mais alors que nous cherchons à entrer dans notre héritage et dans notre position de fils, j’aimerais vous rappeler que Jésus nous a fait la même promesse. Lisons dans Jean 14:13-14 : «  Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »
Nous avons souvent lu ce passage, mais en réalisons-nous la portée ? En tant que co-héritiers avec Christ, nous avons les mêmes droits, le même héritage, la même autorité dans la prière. C’est une promesse à laquelle Jésus s’est engagé, et il n’est pas un homme pour mentir ! Le croyons-nous ? Mesurons-nous le poids de ces paroles et leurs conséquences ? Quel impact cela a-t-il sur notre foi ? Et attendez : quand Jésus nous dit une chose une fois, il s’agit de quelque chose d’important, car le Seigneur ne parle pas pour ne rien dire. Mais cette promesse revient neuf fois dans les Nouveau Testament. Neuf fois ! Pourquoi, à votre avis, Jésus a-t-il besoin de nous répéter cela neuf fois ?
Maintenant, cette promesse n’est pas inconditionnelle. Il y a différentes conditions qui sont liées à son accomplissement et à sa pleine réalisation dans nos vies. Ces conditions sont les suivantes :
1.      Demander au nom de Jésus (Jean 14:13, 14, 15:16, 16:23)
Il ne s’agit pas simplement d’une formule magique ou d’une incantation à placer à la fin de nos prières pour en assurer l’exaucement. Nous utilisons trop souvent le nom de Jésus sans réaliser ce qu’il représente. Le nom de Jésus, c’est tout ce que Jésus représente : son autorité, son pouvoir, son royaume. Il faut connaître ce nom, cette personne, pour avoir son autorité. Les fils de Scéva voulaient chasser les démons au nom de ce Jésus que Paul prêche… Ils n’avaient aucune autorité ! Ceux-ci lui répondirent : « Jésus, je connais. Paul, je connais. Mais vous qui êtes-vous ? » Et le démoniaque se jeta sur eux, les maltraita et les jeta dans la rue tous nus (Actes 19:13-16). Il faut être envoyé, mandaté par lui pour avoir son autorité et pouvoir utiliser son nom. Ce que nous sommes. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ! » (Jean 20:21)
En tant qu’ambassadeurs de Christ, nous agissons en son nom : Nous le représentons. Et quand nous prions le Père en son nom, cela implique que nous prions de la part de Jésus. C’est comme si nous exprimions par notre bouche les prières de Jésus, la volonté de Jésus, les intérêts de son Royaume. Prier au nom de Jésus, c’est faire nôtres les prières de Jésus et les exprimer avec hardiesse et foi devant le Père, « sachant qu’il nous exauce toujours ».
Cette promesse est comme une procuration signée par le Seigneur, nous autorisant à retirer sur son compte en banque céleste chaque fois que nécessaire.
2.      Demander selon sa volonté (1 Jean 5:14, 15)
C’est l’étape suivante. Si nous devons faire nôtres les prières de Jésus, comment savoir quelles sont les prières de Jésus. Cela signifie qu’il y a des prières charnelles, égoïstes, qui ne sont pas inclues dans cette promesse de Jésus. Comment savoir si notre prière est selon sa volonté ?
Lors que nous passons du temps dans la présence de Jésus, dans la Parole de Dieu (« Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! et ta loi est au fond de mon cœur », Psaume 40:8), notre intelligence est renouvelée, nos motivations sont purifiées et nous « discernons quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12:2). Il n’y a pas d’économie ou de raccourci au temps passé dans sa présence et sa Parole pour cela.
Certains aspects de la volonté de Dieu sont très clairs dans la Parole. « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2:4). Cela vous donne une autorité pour prier pour la conversion de vos amis, de vos enfants, de vos collègues. « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4:3). Dieu va répondre à toute prière qui va dans ce sens. Etudiez tout ce que la Parole nous dit sur la volonté de Dieu et vous aurez déjà une bonne idée générale. Un ambassadeur qui représente son royaume a intérêt à connaître la volonté de son roi s’il veut prendre les bonnes décisions.
Pouvons-nous prier pour nos désirs ? Ou a-t-on l’image que la sainteté à laquelle Dieu nous appelle va faire décroître en nous tout désir personnel, tout attrait pour le « non spirituel » ? Non, Dieu n’est pas comme cela ! Cependant, plus nous serons proches de lui, plus nos désirs correspondront aux siens. Avons-nous cette image d’un Dieu sadique qui ne veut pas répondre aux désirs de notre cœur ? C’était mon image de Dieu au début de ma vie chrétienne. Je pensais, alors que je priais pour trouver ma future épouse, que Dieu allait me donner la plus bête, la plus moche et la plus impossible, afin de m’éprouver… Non, Dieu n’est pas comme cela ! « Fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaume 37:4).
« Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions » (Jacques 4:3). Alors que nous sommes purifiés dans sa présence et recherchons premièrement son Royaume et sa justice, toutes ces choses nous seront données par-dessus. Quand nous nous occupons des désirs de Dieu, il s’occupe des nôtres. Nous pouvons avoir des passions, des hobbies, des rêves, des intérêts, et nous pouvons prier pour ces choses dans la mesure où elles ne représentent pas notre première passion et que nous ne cherchons pas à prier simplement pour les satisfaire.
« Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui là qu’il l’exauce » (Jean 9:31).
3.      Demander avec foi (Mattieu 21:22), en croyant que nous l’avons reçu (Marc 11:24)
Matthieu 8:13 : « Jésus dit au centenier: Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri. »  Dieu répond à notre foi, pas à nos prières ! Nous pouvons multiplier des vaines et longues prières sans jamais voir d’exaucement si nous n’avons pas la foi. Comme nous avons déjà eu tout un chapitre à ce sujet, nous n’allons pas nous étaler. Lisons simplement cette exhortation de Jacques 1:6-8 : « Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. »
4.      Demeurer en Christ et ses paroles en nous (Jean 15:7)
Avez-vous réalisé que la Bible ne parle jamais de relation avec Dieu, ni d’intimité, mais de demeurer en Christ ? Il est bon de méditer le chapitre 15 de l’Evangile de Jean à ce sujet. Jésus y est représenté comme le cep, et nous sommes les sarments. L’image est parlante. Tant que le sarment demeure attaché au cep, la vie, la sève du cep coule en lui, il peut porter du fruit. Demeurer en Christ, c’est aussi demeurer dans toutes les promesses et les réalités qui sont déjà accomplies en Christ, comme nous l’avons vu dans un chapitre précédent.
Pour que ses paroles demeurent en nous, il faut commencer par les faire rentrer en nous, donc nous nourrir régulièrement et abondamment de sa Parole. Sa Parole suscite la foi et nous fait connaître sa volonté, nous voyons le lien avec les conditions précédentes.
5.      Si deux d’entre vous s’accordent sur la terre (Matthieu 18:19)
Il y a une puissance dans l’unité ! Le Psaume 133 nous montre que là où des frères demeurent ensemble dans l’unité, il se plaît à déverser la bénédiction.
« Un seul en poursuivrait-il mille, et deux en mettraient-ils dix mille en fuite ? » (Deutéronome 32:30). Dans le monde spirituel, le fait d’ajouter une personne dans le combat apporte un résultat exponentiel et pas proportionnel ! Pourquoi ? Je crois qu’il y a là un aspect lié à la personne de Dieu, trois personnes en une. Deux personnes qui deviennent une seule chair, une multitude qui devient un seul corps, une seule âme et une seule pensée, un peuple qui se lève comme un sel homme expriment cette dimension de Dieu, cette unité parfaite entre plusieurs personnes, et Dieu y met son sceau.
Il ne s’agit pas là d’une unité superficielle, mais de cette complicité, de cette synergie entre deux personnes qui s’honorent et se respectent mutuellement et poursuivent le même objectif à cent pour cent.
Comme nous pouvons le voir, cette promesse est extraordinaire. Alors que nous devenons partenaires avec Christ dans la construction de son Royaume, il nous revêt de son autorité et nous place dans la même position que lui devant le Père. Pourquoi vivons-nous si peu cette réalité ? Deux versets peuvent nous faire réfléchir :
Jean 16:24 : « Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom ! » et Jacques 4:2 : « Vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas ! » Ah ! Notre mutisme ! Nous avons une bombe dans les mains et nous ne l’utilisons pas. Nous avons une autorité et nous la laissons au réduit. Entrons dans notre héritage. Entrons dans notre mandat. Commençons à réellement représenter Jésus, à être ses ambassadeurs là où il nous a placé, que ce soit dans notre couple et notre famille, dans notre quartier ou notre village, dans notre place de travail et notre église, et prenons-le au mot. Il a engagé sa parole à neuf reprises, et il ne s’est pas engagé à la légère.
01 Février 2010

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